Les Açores d’îles en îles, avril 2019, de superbes souvenirs.

L’archipel des Açores s’étend sur 600 km. d’Ouest en Est dans l’océan Atlantique. Il se compose de 9 îles et quelques îlots, tous volcaniques. Certains en voient les vestiges du continent perdu de l’Atlantide engloutie dans les flots il y a fort longtemps. Les plus proches de ses îles portugaises se trouvent à quelques 1’800 km. de Lisbonne.

Baignées par le Gulf-Stream, les Açores séduisent par une nature exubérante avec des lacs modelés d’une manière fantésiste, des sources d’eau chaude, des volcans éteints avec de beaux cratères à la végétation luxuriante et des vignobles sur des pierres volcaniques (patrimoine de l’UNESCO). Des montagnes imposantes nous offrent leurs splendides décors.

Nous avons décidé d’en visiter 3 soit les îles Sao-Miguel, Pico et Faial mais en fait l’archipel abrite 9 îles habitées.

Nous partons en bus d’Hérémence, en train de Sion pour Genève et nous passons la nuit dans cette ville car notre avion décollera demain matin à 06h10 pour Lisbonne. Après une trop longue escale, notre vol TAP nous conduit sur l’île Sao-Miguel, la principale de l’archipel (745 km2), surnommée l’île verte. La moitié de la population de l’archipel habite cette île de 245’000 habitants.

Île Sao-Miguel

Notre hôtel de trouve à Ponta Delgada, il est de bonne catégorie. L’île Sao Miguel se présente comme un paradis fleuri avec de multiples merveilles naturelles. Au centre de l’île se trouve un énorme cratère volcanique (2 kilomètres de diamètres) où repose le lac de feu, un vrai lac au milieu d’une vallée « La vallée de Furnas » où à plusieurs endroits des sources chaudes s’offrent aux curistes. Dans cette vallée, on traverse des jardins naturels de fleurs que l’on trouve chez nous en magasins. C’est comme sur l’île de Madère ! On visite facilement cette île car les routes sont bonnes. Il faut compter deux ou 3 jours pour bien la découvrir et on peut facilement y louer un véhicule et participer à des visites organisées. Cette île est composée de collines et de vallée toutes plus pittoresques les unes des autres. C’est la plus grande île de l’archipel.

On y découvre également des plantations de thé, les seules d’Europe, et même une usine que l’on peut visiter et il ne faut pas s’en gêner car la visite est très intéressante. Au milieu de l’île se trouve le « Pico do Ferro » et de cet endroit, on jouit d’un panorama magnifique.

Il est intéressant de préciser que cette île se voue à l’élevage des vaches et que le lait est exporté au Portugal. Cette île compte plus de 250’000 vaches laitières qui suffisent presque à la consommation nationale du Portugal entier.

On peut manger dans l’agréable village de Furnas où les restaurateurs font leurs cuisine directement dans ce qu’ils appellent les cuisines du diable soit dans une partie chaude de la terre où ils ont creusé des trous en cercle de quelques 1 mètres de profond et où ils y déposent leurs marmites avec les repas pour les clients. La cuisson se fait naturellement avec la chaleur de la terre, un peu comme une torée chez nous.

Sur cette terrasse naturelle on trouve un parc botanique extraordinaire appelé « Terra Nostra », un vrai jardin d’Eden avec des plantes exotiques et des arbres des pays chauds. En son centre un petit lac d’eau thermale aux vapeurs sulfureuses accueille les baigneurs et tout y est organisé pour votre confort y compris bains de boues, spa privés, restaurants et hôtels.

Cette île est la plus grande et la plus peuplée de l’archipel.

Ile de Pico

C’est la deuxième île que nous visitons et toutes les îles abritent un aéroport qui peut accueillir de petits avions style ATR 42 et 72. Seule l’île Sao Miguel peut permettre aux gros porteurs de se poser.

Sur l’île de Pico, nous descendons à l’hôtel Caravelas, un bon hôtel de classe moyenne.

L’île de Pico abrite la plus haute montagne de l’archipel (2’351 mètres), un volcan encore actif mais sans éruption, d’où s’échappe des fumerolles. Il peut être enneigé. Le Pico Grande à un cratère de 70 mètres de diamètre et à l’intérieur de celui-ci se trouve le Pico Pequeno. L’ascension de cette montagne volcanique se fait avec un guide.

Toute cette île est très volcanique et près de l’aéroport on peut y admirer les « Arcos do Cachorro » où les vagues pénètrent dans des arches creusée par l’eau dans la lave.

On peut facilement faire le tour de l’île en voiture et en une journée. On y trouve de typiques villages et beaucoup de vignes protégées par l’UNESCO depuis 2004. Ces vignes sont protégées par un réseau de long murs de pierre volcaniques espacées et mise en place pour les protéger du vent et parfois de l’eau de mer. C’est d’une grande beauté.

Beaucoup de points de vues permettent, dans de bonnes conditions, d’admirer les dauphins ou les baleines. Sur cette île nous visitons le musée de la Baleine, un musée créé dans une ancienne usine où les cétacés étaient découpés et conditionnés. La pêche à la baleine est interdite dans l’archipel depuis l’ année 1987.

On peut aussi distinguer à l’horizon les îles de Faial et de San Jorge.

En 1957 à 1 kilomètres des côtes de cette île Pico un volcan à subitement surgit de la mer le 27 septembre. Cette éruption du volcan sous marin « Capelinhos » a créé une petite île qui a disparu dans la mer à fin octobre de la même année.

Tout autour de l’île se dessine des paysages verdoyants avec d’innombrables espèces végétales et animales.

Pour bien visiter cette île et ses petits secrets, il faut compter au minimum deux jours.

Île de faial

L’île de Faial, surnommée l’île bleue, est une petite île que l’on peut rejoindre en bateau ou en avion. Elle se situe à quelques kilomètres seulement de l’île de Pico. Elle est aussi volcanique que ses sœurs et offre un paysage presque lunaire. Une route la traverse ainsi que la réserve naturelle protégée et ses anciens petits cratères.

Horta en est la capitale et abrite aussi l’aéroport. On y trouve un petit musée sur l’art de graver les dents de cachalots. Le fort de Santa-Cruz transformée en hôtel a eu plusieurs vocations soit la protection de l’île, un couvent au 17ème siècle et actuellement un hôtel. La ville cache aussi le musée de Horta, l’église de Sao Salvador mais encore plus haut l’église Nossa Senhora restaurée après le terrible séisme de 1998.

On peut aussi faire le tour de l’île en traversant les villages Feteira et Castelo Blanco où jaillissent des sources thermales à 35°. Capelo est aussi un village typique bordé par des coulées de laves sous le contrôle du phare qui guidait les baleiniers.

A l’Est, le belvédère de la Costa Brava surplombe la mer de 320 mètres. Plus au centre, on trouve le volcan Cabeço Gordo, le volcan qui donna naissance à cette île. Sur les routes, on peut s’arrêter sur des espaces de pique-niques avec des tables et tabourets taillés dans la lave.

Rappelons si besoin est que toutes les îles sont en fleurs quasi 10 mois sur 12.

Notre expérience des Açores (conseils)

Vols et ….inconvénients (météo)….. et…. déplacements

Pour se déplacer dans cet archipel, il faut se rendre à Lisbonne où une escale est obligatoire. La TAP assure les vols avec un choix pacquages sur les îles. Deux compagnies assurent les vols inter-îles, la TAP et la SATA. Inutile de préciser qu’avec la TAP, on fait des vols agréables dans des avions moderne mais cette compagnie ne connaît pas la ponctualité et les retards de plusieurs heures sont courants. Le décalage horaire avec Lisbonne est de 1 heure et avec les Açores de 2 heures.

Il faut aussi savoir que si le climat des Açores est toute l’année doux, il n’est jamais froid et jamais trop chaud. Par contre, le temps peut changer 4 fois en une journée et il peut aussi être exécrables pendant 3 ou 4 jours. Les températures en hiver tournent autour de 14° et 23° en été, rarement plus de 27°. L’eau peut atteindre 24° en été.

Certaines îles sont bien desservies par air soit 2 ou 3 fois par jour, d’autres 2 ou 3 fois par semaine. En cas de mauvaise météo les vols sont suspendus sans même un préavis.

L’assistance de la compagnie SATA est très déficiente. Nous avons eu la malchance de voir plusieurs vols annulés et alors il faut être très débrouille pour se faire aider et ne compter que sur nous. Certes la compagnie vous annonce une fois à l’aéroport que le vol est supprimé mais elle ne vous aide pas à vous reloger, ne vous offre même pas une collation et nous avons attendu 20 heures une fois et plus d’une demi-journée une autre fois et encore, nous avons dû nous débrouiller pour trouver un bateau, changer d’île pour avoir une chance de rentrer sur Lisbonne.

Sa seule réaction du personnel de SATA est de vous inviter, en anglais, à vous démerder avant la fermeture des portes de l’aéroport, à récupérer nos bagages déposés en vrac dans le hall d’entrée et vous remettre une feuille pour y inscrire vos frais que vous devez retourner à une adresse mail dès votre retour à la maison parait-il sans soucis !

(le temps change vite et la compagnie locale peine à réagir efficacement avec ses clients)

Je l’ai fait mais la compagnie n’est pas rentrée en considération si ce n’est avec un mail en anglais lacunaire. On verra par la suite car je vais saisir si nécessaire l’organe responsable car en 20 heures nous avons dû nous loger, nous déplacer et assurer deux repas principaux.

Oui cette organisation est archaïque car la SATA connaît régulièrement ces genres de problèmes mais elle les gère avec une légèreté incroyable les conséquences pour les passagers ! Seule consolation, il est facile de se faire endosser sur un autre vol sans frais mais c’est à nous de trouver comment.

Mode de Vie

La monnaie est l’euro. Les prises électriques les mêmes qu’en Suisse ou en France, 220 volts. Les prix sont doux (une bière pression entre 0,80 et 1,50 euro, un repas complet avec vin env. 20 euros mais on peut manger pour 9 euros. Les vins locaux sont magnifiques, surtout les blancs mais comme dit Nono, les rouges aussi. Les pourboires sont compris mais on peut être généreux. Les habitants sont serviables (sauf la SATA).

Il n’y a pas vraiment de saison mais le plus agréable est de mai à novembre, surtout au niveau de la végétation et des fleurs car ces îles sont superbement fleuries.

On peut facilement y trouver des véhicules à louer, les wifi sont assez rare mais il faut faire une extension Europe car en cas de problème avec les avions, on économise des dizaines d’Euro pour obtenir des renseignements à Lisbonne. Sur place, c’est la catastrophe car une fois les vols annulés, l’aéroport ferme ses portes et vous vous retrouver devant sous la pluie avec personne pour vous aider à trouver une solution.

Divers et conseils

Oui c’est une région géniale, le tourisme y est doux, les habitants serviables et nous allons y retourner mais sans se fixer des horaires, sans réserver les hôtels à l’avance, on y vivra au jour le jour, visiterons les autres îles et nous laisserons nos billets d’avion open. Pour le retour, il sera plus prudent de passer une nuit de sécurité à Lisbonne.

Il est évident que je vous parle des voyages en individuels car si vous partez avec un groupe et un guide, les soucis seront pour votre guide et pas pour vous.

Pour terminer, si vous aimez la nature, les pays sans un tourisme de masse, la vie simple sans vous priver de rien, c’est votre destination.

A j’oubliais, lorsque vous réservez votre hôtel, ne vous fiez pas aux photos. Ils sont bons mais si on vous annonce 4 étoiles, c’est un 2 ou 3 étoiles chez nous mais par contre, l’accueil est bien de 4 étoiles et pour terminer, les Açores c’est sécure comme le disait un de mes compagnons de voyages, ce qui ne veut pas dire que l’on doit être négligeant.

Bisous et à bientôt

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OCTOBRE 2019, voyage par la route en Italie

Nous venons de décider de prolonger l’automne et de nous rendre en Toscane.

L’itinéraire n’est pas encore définitif mais Florence et Pise en feront partie de même que la région viticole de San-Gimignano.

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En Projet pour la fin de l’été 2019, Le Rajasthan, en Inde.

Bientôt un nouveau voyage et une nouvelle aventure de Nono et Gapion.

Les billets d’avion sont déjà réservés, alors suivez-nous sur ce blog et sur Facebook ou

Lisez nous dans la dernière édition de notre bouquin de plus de 500 pages, « La Grande Aventure » où on vous fait vivre un tour du monde de 3 ans, encore disponible, déjà plus de 900 exemplaires vendus ou encore:

Notre livre « La Suisse Insolite » édité après un tour de Suisse d’un an avec déjà 440 exemplaires vendus.

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Juin 2019, Fiords Norvégiens et Cap Nord avec MSC Preziosa

CROISIERE PROPREMENT DITE  (corrections orthographique pour plus tard, merci de votre indulgence)

Nous sommes partis le 5 juin en bus postal,  train,  avion, puis à nouveau en bus pour une croisière MSC de Hambourg à destination du Cap-Nord et retour en passant par les fiords de Norvège. Notre bateau est le Preziosa.

C’était en 2010 que nous avions passé 100 jours en Scandinavie, lors de notre tour d’Europe, avec notre automobile. A l’époque déjà nous avions décidé d’y retourner pour découvrir la Norvège mais cette fois par la mer. Le jour est donc venu et nous sommes heureux.

Allez, j’ai l’habitude avec mon épouse de voyager avec une petite peluche en porte clefs aux sacs à dos, aujourd’hui nous les posons et vous prenons avec nous et c’est parti.

Le 06 juin 2019 nous sommes à Genève, nous prenons le vol EZS1457. Il est 13h50 et notre avion part à l’heure pour Hambourg où nous arrivons avec 10 petites minutes de retard. Normalement un employé MSC doit nous attendre à la sortie du terminal 2 mais il n’y a personne et nous nous retrouvons une dizaine à attendre.

Comme il y a 2 terminaux dans l’aéroport, je propose au groupe de m’attendre et je me rend au terminal  1 au cas où ?    Personne !

 Sans perdre le Nord, à nouveau je concentre le groupe dans un coin et je pars aux renseignements et là, j’apprends, par un coup de chance, qu’il faudrait aller voir dans un ancien terminal situé à l’extérieur de l’aéroport à proximité d’un parc longue durée et effectivement le bus MSC se trouve là ? Je refais le kilomètre de retour pour aller chercher le groupe et à peine arrivé le bus prend la destination du port pour une bonne heure de route. Rien dans nos documents de voyages nous précisait ce lieu de rassemblement et personne ne nous attendait avec le traditionnel panneau MSC à la sortie de notre terminal comme prévu et  le temps de récupérer nos bagages, nous étions à l’heure.

Nous arrivons au bateau à 18h58 alors que le bateau devait partir à 19h00 ?  Autant dire que les formalités sont passées à la vitesse grand V et que pour nous, le bateau navigue depuis un bon moment lorsque soulagé nous voyons nos valises arriver dans notre cabine. C’est détestable de commencer comme cela mais enfin, sur le pouce nous nous restaurons, nous découvrons en gros le bateau et nous retrouvons notre cabine pour ranger nos affaires et nous coucher évidement après un passage cool dans un bar.

En fait, une fois de plus nous recevons une carte passager qui ne correspond pas aux services achetés et il nous faudra demander, encore cette fois, le changement de notre carte au bureau. Pas grave mais chillant ! Comme le lendemain est en mer, nous réglons nos problèmes avec de longues files d’attente car nous sommes pas les seuls à être mal enregistrés et nous visitons en détails les 13 étages sur 16 ouverts au public.

Vendredi 7 juin est une journée en mer qui passe vite mais bien, calme. Notre cabine est parfaite, bien située au 10ème étage, avec balcon et le garçon qui s’occupera de nous pendant la croisière est discret mais efficace. Le soir pendant toute la croisière nous mangerons au 2ème service à 20h15 et ce soir est annoncé comme soirée Gala. En fait, rien de plus que le repas mais ceux qui veulent faire une photo avec le Commandant ont une demi-heure pour le faire. Folklorique mais il y a beaucoup de personnes qui attendent ce moment probablement pour frimer plus tard. De Hambourg à Flam, nous parcourons 452 miles marins à une vitesse moyenne de 23 nœuds. Notre journée nous la passons à faire diverses procédures comme celles de sécurité obligatoire mais rien de plus car on n’y apprend rien si ce n’est de savoir où se trouve notre gilet de sauvetage et notre point de ralliement en cas d’alarme. Nous branchons notre wifi, nous changeons notre forfait boissons contre celui qui nous offrait le service payé, nous changeons notre carte de fidélité qui ne correspondait pas à notre statut or, nous nous inscrivons aux bornes pour régulariser nos futures dépenses et nous faisons quelques connaissances dans les bars et restaurants. C’est déjà l’heure du théâtre lorsque nous sommes à jour avec les formalités à faire et à faire changer. Le soir, nous nous coucherons toujours après minuit car il fait jour et l’ambiance à bord est agréable, souvent musicale ou artistique.  

Samedi 8 juin nous arrivons à Flam vers 09h00 après voir longé le fjord Sognefjord, le plus long de la Norvège avec ses 204 kms et une profondeur moyenne de 1’308 mètres. A bord de notre bateau se côtoient 186 nationalités. Plusieurs excursions nous sont proposées mais nous faisons un choix individuel préparé déjà à la maison avant de partir. Nous avons choisi de prendre un ferry en direction de  la zone du patrimoine mondial entourant le Nærøyfjorden, un bras de 9 miles marins qui se sépare du Sognefjord et qui nous relie à Myrdal où passe le train Bergen/Oslo. Lors de cette navigation aller et retour, nous découvrons des paysage fantastiques, des cascades grandioses et nous profitons d’une météo clémente sans être très ensoleillée.

Cette balade est magnifique et c’est pour cette raison que nous l’avons faites en individuel. A notre retour nous avons encore le temps de faire une belle marche sur les collines avoisinantes d’où on jouit de points de vue extraordinaires.

Depuis Flam, on peut se balader en train qui traverse des paysages somptueux, on peut aussi se rendre au village d’Undredal dans la vallée de Stalheim, admirer des cascades étonnantes,  des grottes profondes et sculptées par les temps, voir prendre la route des neiges en direction de Aurland, puis Laerdal où le fleuve est appelé « La reine des rivière aux Saumon ».

Les pied dans la neige, vous admirerez les paysage depuis une altitude de 1’309 mètres avant de revenir à votre point de départ par le plus long tunnel routier du monde. Depuis Flam, on peut aussi se rendre au point de vue de Stegastein et à la ferme d’Osterbo que nous avions découvert en 2010. C’est un endroit sauvage à souhait, traversé par des routes étroites et sinueuses,  avec des ponts et passerelles impressionnantes qui s’ouvrent sur des trésors dans une nature vierge faite de montagnes, cascades et lacs. C’est un endroit incontournable pour les amoureux de calme et de nature.

Nous retrouvons notre bateau vers 16h30 pour un départ annoncé à 19h00. Nous avons passé une journée magnifique partagée sur le ferry avec un couple de Delémont. A notre retour, une bonne bière est la bienvenue, comme la douche suivie d’un passage au théâtre pour suivre une comédie musicale.

Après le repas du soir que nous partagerons pendant toute la croisière avec deux couples sympathiques, celui de Delémont et un de la banlieue de Nyon. Nous terminerons notre soirée au soleil de minuit à boire un Chivas.

Dimanche 09 juin nous naviguons sur 132 miles nautiques en direction de Molde. Molde se trouve à l’extrémité du fjord Moldefjorden. C’est une capitale régionale qui a été détruite  deux fois soit en 1916 par le feu et pendant la dernière guerre mondiale en 1940 et reconstruite dans un style moderne respectant cependant le traditionnel. Le bâtiment principal est un hôtel en forme de voile appelé « Scandic Seilet », situé dans le centre ville surplombant le fjord. La ville date de 1207 où un monastère cistercien a été construit sur un promontoire stratégique. Toute cette région est connue pour sa richesse ornithologique.

La ville  que nous avons bien visité compte un superbe musée folklorique en plain-air que l’on peut atteindre par la promenade de Varden. Il propose un génial panorama sur la ville. Cette région cache de multiples fortifications militaires car elle a subi de terribles bombardements pendant la dernière guerre mondiale, les allemands s’intéressant aux minerais de fer extraits dans les mines suédoises et qui pouvait être transportés par train et par bateau depuis Molde, pour reconstruire leur armements.

La croissance de cette ville n’a été réalité qu’au 18 et 19ème siècle et ceci grâce à l’implantation de l’industrie du textile et des vêtements. Aujourd’hui, le tourisme a pris de l’importance et son développement semble assuré. Molde profite d’un climat tempéré par les eaux du Gulf Stream de l’atlantique,  avec des étés relativement frais et des hivers doux et ceci sous l’influence des courants marins.

Nous quittons cette bourgade à 21 heures en direction de Trondheim, une petite escale de 79 miles marins.

Le 10 juin à 09h00 nous arrivons à Trondheim, en centre de communications, stratégique entre le Nord et le Sud du pays mais aussi avec la Suède. Un des plus vieux monastère bénédictin du pays a servi de prison puis de forteresse et ceci depuis l’an 1658. Cette ville a été fondée en 997 après JC. et elle propose plusieurs belles visites.

Comme d’habitude, nous les avons faites individuellement en commençant par la cathédrale Nidaros, un superbe édifice construit au 11ème siècle pour recueillir la dépouille du Roi de la Norvège Olaf. Non loin de cet édifice se trouve le musée  populaire de Sverresborg Trondelag qui abrite des maisons et édifices historique. A pied nous nous rendons ensuite au point panoramique du Sverresli pour y admirer les environs. On peut aussi visiter cette ville avec le tramway historique qui a été construit en 1924 et qui fait en gros la traversée de la ville et ceci jusqu’au fortifications du 16ème siècle.

Cette bourgade a développé un gigantesque réseau de sentiers pédestres de quelques 200 kms. qui font découvrir des randonnées typiques offrants des paysages de rêves dans les campagnes et montagnes avoisinantes. Ces randonnées permettent de prendre un grand bol de cet air norvégien que l’on ne retrouve nul part ailleurs.

Dans les environs de la ville se trouve encore un musée spécialement dédié aux instruments de musique du monde entier mais nous n’avons pas eu le temps de le visiter car nous devons rejoindre notre bateau pour 18h30, le départ étant prévu à 19 heures.

De là, nous voguerons deux jours en direction de l’extrême Nord soit une étapes de 654 miles marins. Nous allons donc quitter le fjord pour aller à la rencontre de la mer du Nord ou nous verrons au loin des plateformes pétrolières.

Destination: HONNINGSVAG (Cap-Nord) notre étape la plus au Nord

Le 11 juin

Pendant cette journée en mer,  nous franchissons le « Cercle Polaire Arctique » où le soleil de midi est encore visible  pendant le solstice de décembre et le soleil de minuit encore visible pendant le solstice de juin. Dans cette région, les températures hivernales peuvent descendre jusqu’à -40° en raison de l’absence de lumière solaire.

Aujourd’hui c’est une journée de repos où sur le bateau ont sent l’excitation monter à l’approche de cette étape mystique du CAP-NORD qui a longtemps été la limite du possible pour les navigateurs.

En fait si je me rappelle bien, c’est à cette hauteur (66°/34.8° de latitude Nord) que l’on avait vu un réel changement, en 2010, dans la végétation et les paysages du pays.  On entre dans ce que je peux appeler, sans exagérer, l’extrême car les cultures deviennent difficiles, le lichen remplace pas mal l’herbe et l’herbe reste chétive, comme la végétation alentours. C’est un peu comme le Nord de l’Alaska, au dessus de Fairbanks ou l’extrême sur du Chili, à la limite des glaciers. Ici les panoramas sont exceptionnels, une toundra aride, quelques bouleaux des montagnes, des campagnes sauvages et immaculées, des paysages photogéniques et des couleurs changeantes.

Moi j’aime mais on se rend aussi compte des difficultés réelles pour les habitants de ces régions qui pendant certaines périodes peuvent être coupés du monde et de la réalité, même si les progrès technologiques ont amoindris certaines difficultés. 

C’est donc à présent que je vais écrire réellement ce que je pense aussi concernant les croisières mais pas seulement :

Je me réjouis que tout en chacun puisse voyager et découvrir car c’est s’enrichir mais aussi réfléchir sur ce que nous sommes. On vit dans un cocon, rien ne nous manque au quotidien,  mais on oublie facilement que dans certaines régions, même avec le confort moderne, on doit tout relativiser et pour le comprendre, en croisière comme en voyages extrêmes organisés, ont doit apprendre,  avant de partir, les différences qui font notre quotidien et celui de ces populations.

Qui le fait ?  Qui lit ces aventuriers du réel qui racontent presque l’irréel ?

Et bien sur les milliers de personnes que nous croisons sur notre bateau, peut-être bien que l’on peut les compter sur les doigts des deux mains, voire d’une et c’est dommage, moi je dis déplorable car voyager pour découvrir c’est aussi cela. Seulement, en croisière ou en confort artificiel de voyages organisés on ne le voit pas car notre confort nous suit minutes par minutes.

Je demande qu’une seule chose, essayer d’y penser et que cela vous fera peut-être réfléchir lors de votre retour car parler d’écologie, de changement climatique et de bla…bla… blo… c’est une chose et vivre ce que vivent les populations de ces régions extrêmes ou perdues, c’est aussi la réalité de toute leurs vies.

On est pas obligé de le vivre comme nous l’avons fait de 2007 à 2011 mais pour moi, on devrait être obligé de le savoir car découvrir ces horizons, c’est aussi apprendre comment vivent les habitants indigènes.

Et bien,  dans la seule ville de ces extrême que nous visiterons demain, Honningsvag, en hiver, et encore en 2019, il peut arriver que tout vient à manquer, même la possibilité de se déplacer. La température peut descendre à -54°, le record local, la tempête peut sévir pendant 10 jours voir plus, la neige soufflée peut vous cloitrer dans votre demeure, l’électricité peut manquer, tout le confort habituel peut disparaitre y compris les liaisons satellites donc tout contact avec le monde moderne et ces gens le vivent sans se plaindre et en espérant pas tomber trop malade car pour une appendicite c’est possible mais pas pour plus.  Je parle d’Honningsvag, mais il y a des centaines d’Honningsvag de par le monde et même parfois avec encore moins, pensez y lorsqu’à votre retour lorsque vous tournerez un interrupteur et que la lumière viendra ou si vous devrez poser vos chaines à neige sans avoir de gants..

Merci

Je reprends ici mon récit et s’il vous a gêné, dites-vous que avez rêvé et oubliez le, je ne veux pas vous gâcher votre lecture

Le 11 juin (suite)

Super, il fait froid, il est déjà minuit et le soleil brille encore mais bizarrement il bruine un peu et je suis resté sur le pont seul enfin presque seul car il y a un employé qui est venu me demander si je voulais quelque-chose. Je lui ai répondu non, merci, je pense, j’apprécie, je suis super bien, puis je suis retourné vers Nono qui m’attendais pour aller boire un dernier digestif avant de nous coucher. La vie est tellement belle !

Le 12 juin

Nous nous levons assez vite car à 09h00 nous allons passer devant le Cap-Nord, plus au Nord que le nord du monument que le monde entier connait. Il y a 9 ans, on y avait vu des baleines depuis le sommet du Cap mais aujourd’hui elles ne sont pas là !

Une fois de plus, c’est génial !

Nous contournons pendant plus d’une heure le Cap-Nord, pour ceux qui ne le savent pas, c’est une île appondue au continent par un tunnel  routier sous marin long de 6,8 kilomètres et qui passe à -212 mètres sous la mer. En langage routier, c’est la E69 et nous arrivons dans cette ville de Honningsvag. Ici, le paysage est extraordinaire. Il y a 9 ans nous y sommes resté 3 nuits.

Notre bateau accoste dans ce port à 13h00. Il est tellement gros qu’il arrive juste de juste à se tourner prêt pour le départ grâce à ses gicleurs latéraux. Cette ville compte mois d’habitants (3’513) que nous sommes sur le bateau ! Je ne suis pas certain que se soit bien de connaitre cette région comme cela; qui se rend réellement compte ou nous sommes ?

Nous repartirons le 12 juin à 02h00 donc il faut profiter un max de cette escale et je vous assure que nous sommes suivis comme des animaux en cage par bien des habitants car c’est la bousculade pour sortir du bateau. Là, les excursions organisées vont de 79,99 euros pour 1 heures 1/2, la seule à moins de 100 euros et à 209,99 euros pour 5 heures 30 et en car.

Nous nous avons décidé de retourner à notre auberge d’il y a 9 ans pour retrouver sa directrice et de redécouvrir cette ville sans pareille.

Que dire, c’est tellement prenant et beau au sens propre du mot que l’on cherche son vocabulaire pour le décrire. Ici, tout est simple mais dans un monde compliqué. C’est une ville en deux parties qui vivait de la pêche et qui depuis 15/20 ans s’offre aux touristes amateurs de nature, souvent en camping-cars. Aujourd’hui et depuis peu les monstres des mers se sont créés un passage dans ces terres hostiles mais ils ne font leurs apparitions que 50 à 60 jours par an et c’est un peu comme à Venise, on les tolère car ils permettent à cette ville de survivre mais on les crains car d’eux débarquent des bipédes aux mœurs bizarres, un peu des exraterrestres  et en tout les cas pas des explorateurs ou aventuriers comme on y était habitué par le passé.

Moi, de retour vers notre hôtelière, elle fut heureuse de nous revoir et pourtant cela faisait 9 ans. Elle a repris son livre des hôtes et un demi-centimètre plus en avant, elle a retrouvé mon passage. Spontanément elle me proposa l’hospitalité mais je lui expliquais que je venais d’arriver avec MSC et elle baissa la tête en me disant:

« Dommage, vous savez chez moi rien n’a changé et vous auriez été le bienvenu »

J’ai histoire de quelques minutes hésité d’aller chercher mes affaires dans ma cabine et d’y rester quelques jours mais je me suis pas accordé se droit ou se luxe et je suis reparti au village, à l’église,  mais lorsque le bateau passe, elle est fermée et je le comprends. J’aurais bien voulu y allumer un cierge, encore dommage. J’ai donc promené les basquets dans cette ville, grimpé sur deux collines voisines, je me suis assis dans l’herbette et cela m’a fait du bien.

Je vous le dis, confidentiellement, mais vous ne le répétez pas, dommage que ces paquebots viennent jusqu’ici ! Et pourquoi ? Pour pouvoir dire:

« Le Cap Nord, oui je connais » ?

A 02h00 du matin, je suis à nouveau sur le pont pour assister au départ. Il fait toujours ou encore jour et je regarde notre monstre des mers quitter le port. Les bateaux de pêcheurs, ballotés par notre passage  sont  minuscules et  même un pétrolier adossé à des citernes géantes semble bien petit. Deux remorqueurs nous accompagnent jusqu’à la haute mer et nous voilà parti sur le retour au Sud. Il est l’heure du dernier whisky et du dodo.

J’ai pas souvent eu ces sentiments!  Ici, au Nord de l’Alaska vers le détroit de Béring, dans la forêt Amazonienne, au glacier Périto-Moréno, juste en face, au Pôle-Sud, en Asie, peut-être encore à l’extrême Sud de l’île de Madagascar mais il y a bien des années et peut-être sur quelques petites îles de Polynésie où j’ai eu la peine de repartir.

Le 13 juin Nous naviguons donc de la mer de Norvège faisant partie de l’océan Atlantique pour rencontrer la mer de Barents également une partie de l’Atlantique. Le Cap se trouve sur une falaise de 307 mètres. C’est le capitaine Edward Bonaventure qui en 1553 a donné le nom de Cap-Nord alors qu’îil était à la recherche d’un passage du Nord à l’Est.   Notre arrivée   à Tromso est prévue à 12h30. Tromso est une ville marchande depuis 1794 et c’est aujourd’hui le centra administratif du comté de Troms, une ville universitaire, la plus septentrionale au monde. Sa principale activité est la pèche car Tromso est pour ainsi dire la porte vers l’Arctique. Tromso est en fait une île mais elle a grandi et elle est reliée sur la terre ferme par un magnifique pont construit en voute pour laisser le passage aux plus gros navire. touristiquement, Tromso est riche par son architecture, ses musées, son église et ses expositions de l’art Sami. Le musée austral dispose d’une machine à reproduire les aurores boréales. La cathédrale de l’Arctique est étonnante. Construite en 1965, elle est unique et nous profitons de sa visite pour y écouter un concert sur orgue. 

La ville possède aussi un funiculaire mais malheureusement il est en révision. Normalement il conduit les visiteur sur le Mont-Storsteinen haut de 420 mètres qui offre un panorama spectaculaire sur la ville et les îles voisines.

La ville est très animée et elle est chargée d’histoire. Son atmosphère et son architecture mérite de s’y arrêter  et de flâner dans les ruelles du centre très touristiques mais aussi respectueuses du passé. Non loin on trouve un parc naturel tenu par Tove Sorensen et ToreAlbrightsen qui possèdent plus de 300 chiens Husky élevés dans un environnement sauvage à couper le souffle. Le Mont Kvaloya, sur l’île de la Baleine, culmine à 1’000 mètres. Toute cette région est entourée d’îles avec des pics plongeant dans la mer. Le plus grand port de pèche de la région se trouve sur l’île de Sommaroy et elle abrite 300 habitants vivant de ce métier.  

En hiver, Tromso est connu pour le ski de randonnée mais il faut se faire accompagner par un guide local et la meilleure formule est de choisir un bâteau comme hôtel, ce qui vous permettra de passer d’une île à l’autre et de découvrir un peu plus les environs. Attention car on peut facilement se perdre et les nuits sont froides.

A 21h00 déjà nous devons regagner le bateau pour prendre le large en direction d’Ålesund, 635 miles marins plus au Sud. Nous passerons la journée du 14 juin en mer et y arriverons le 15.

Le 14 juin, que dire de plus si ce n’est que nous profitons de cette belle journée sur le bateau. Le temps est superbe et je plonge  même dans la piscine chauffée à 26°. Dans cette région, le Capitaine doit être très prudent car la présence de glace doit toujours être surveillée et souvent des restes de banquises à la dérive ne sont détectées qu’avec le radar car juste immergée. C’est un peu la hantise des croisiéristes dans cette région et pour cette raison, la température de l’eau est relevée sans cesse car elle aide à prendre les bonnes mesures. J’apprends que sur le radar, la glace juste immergée apparait comme une brume jaune alors qu’à l’œil rien ne se voit.  

Pour le reste, le programme est bars, théâtre, bars, restaurants, bronzette, bars, shoping et terrasse et j’en passe…

Le 15 juin nous arrivons à Ålesund vers 10h00.

Ålesund est une superbe bourgade située sur les trois îles de Norvoya, Aspoya et Heissa. Norvoya est la plus grande et atteint l’altitude maximale de 150 mètres, aspoya est la plus petite et la plus basse alors que Heissa est la plus haute. Les trois sont reliées par des ponts. Avant d’arriver, nous avons longé l’île de Godoya dominée par le Mont Storhornet haut de 497 mètres qui abrite le grand lac d’Ainesvatnet. Au temps des Viking, l’île portait le non de « Île de Dieu ».

Ålesund fut fondée en l’an 1793 et elle est aussi actuellement un important port de la Norvège. En 1904, le centre ville fut dévasté par un terrible incendie. La vile fut magnifiquement reconstruite dans le style « Art nouveau » et a réussi à conserver son intégrité architecturale. Le fjord Hjorundfjord est long de 33 kilomètres et il est considéré comme un des plus beau du pays. Sa profondeur est de 440 mètres et il est entouré de chaque côté par de nombreux pics montagneux dont le plus haut culmine à 1’701 mètres.

Nous faisons à pied la grimpette du pic Sukkertopen « pain de sucre » partant de 0 mètre à 300 mètres pour jouir  d’un panorama sur la ville, le fjord Borgund et les alpes de Sunnmore, un spectacle à réellement couper le souffle au sens propre du mot.

A 3 kilomètres de la ville se trouve aussi le plus gros aquarium d’Europe, construit sur le littoral, dans un part marin. Il reconstitue le fjord Stor ainsi que les nombreux îlots et récif qui émergent de l’océan. Il faut pas oublier de s’arrêter dans la section réservée aux mollusques, crustacés à animaux bizarres où les gardiens vous expliqueront et vous démontreront comment vit la faune marine locale.

J’allais oublier, la ville d’Ålesund propose aussi plusieurs trajets en ville et à l’extérieur pour des visites en petits-trains. Très ludiques, reposantes et avec guide acoustique en français aussi.

Nous rejoignons le bateau à l’heure limite soit 17h00 car la ville est très intéressante, agréable et accueillante.

Autant voir dire que la journée se terminera comme toujours dans la bonne humeur et la convivialité avec nos amis de croisière. Comme demain est une nouvelle journée en mer, nous profitons de la soirée et même d’une partie de la nuit pour nous distraire à l’habituel.

Le 16 juin, nous nous préparons à passer une belle journée à encore une fois profiter de la piscine, des jacuzzis et des installations du bateau.

Notre trajet passe des îles Helgoland qui ont été utilisée par les troupes lors de la dernière guerre mondiale. Le 18 avril 1947, la Royal Navy y fit exploser 6’700 tonnes d’explosifs (Big Band ou Britisch Bang) créant la plus grande détonation non nucléaire de l’histoire. 

Jusqu’à Hambourg, nous naviguerons à 77 miles marins des côtes, plein Sud, en direction de Hambourg qui est la deuxième plus grande ville d’Allemagne après Berlin.

Le soir, nous devons boucler nos valises et les déposer pour minuit devant la porte de notre cabine. Elles seront prises en charge par le personnel et nous les retrouverons en Allemagne, après le contrôle douanier.

Nous devons également nous rendre au théâtre afin de recevoir les instructions sur notre débarquement qui est prévu dès 06h30 demain matin et régler aux bornes automatiques la facture de nos dépenses personnelles fautes de quoi nos ne serons pas autoriser à débarquer.

Nous profitons encore de notre dernière soirée sur le bateau et retrouvons notre cabine alors que minuit à déjà sonné.

Le 17 juin notre bateau accoste comme prévu dans le port de Hambourg vers 06h00.

Comme nous avons reçu l’autorisation de débarquer en dernier soit vers 11h30, nous vivons notre matinée normalement mais en rendant notre cabine vers 10h00 car les prochain croisiéristes arriveront dès 14h00.

Nous passerons donc notre matinée au buffet pour un petit déjeuner, puis au bar du solarium pour un dernier verre  de champagne après quoi nous procédons au débarquement, aux contrôles de sécurité, au passage de la douane, à la récupération de nos bagages et au transfert à l’aéroport en bus après un rapide tour de ville. Nous arrivons à l’aéroport vers 14h00 et notre avion, un Airbus A319, vol EZS1458 décole comme prévu à16h10 pour arriver à Genève vers 18h00.

Je ne vous ai pas fait l’affront de vous décrire notre visite de Hambourg car vous la trouverez en détail dans notre livre « La Grande Aventure », dans la partie tour d’Europe de 2010.

De Genève, nous n’avons pas la possibilité de rentrer à la maison car le dernier bus de Sion part à 19h09 donc nous nous rendons à Gimel (train avec changement à Cornavin et bus postal) où j’ai déniché un hôtel-restaurant agréable pour y passer la nuit car à Genève, à cette date, même l’Ibis Budget se paie plus de 300.-fr. sans petit-déjeuner !  

Oui, j’aime préciser pour nos amis écologistes qui prônent les transports publics que dans nos campagnes et montagnes nous n’avons pas la chance de pouvoir nous passer de voiture,  nos transports publics se terminent déjà vers 19h00 alors qu’en ville c’est jusqu’à plus de minuit. Ils l’oublient lors de leurs théories de citoyens gâtés et ils oublient même que c’est aussi avec nos impôts, des ruraux comme ils nous appellent, qu’ils peuvent compter sur de bonnes  dans les villes..

Nous passerons donc une nuit à Gimel et nous rentrerons demain en bus Postal, puis en train avec changement à Lausanne, puis en bus postal pour retrouver notre domicile.

Le 18 juin, nous quittons Gimel vers 09h00 et arrivons à Hérémence vers 13h00. Magnifique voyage que je viens de partager avec vous.

Merci de nous avoir accompagné.

Croisière en Norvège, Cap-Nord, 2019


CI-DESSOUS QUELQUES CONSEILS ET COMMENTAIRES POUR VOYAGEURS :

LES CROISIERES, POURQUOI JE DIS  OUI MAIS    ou    OUI & NON !

Le fait que les croisières se démocratisent ne les rendent plus aussi prestigieuses voir inoubliables qu’il y a peu. Par contre oui, elle permettent d’avoir en peu de temps un aperçu d’une région qui pourrait faire l’objet d’un prochain voyage ou alors d’éliminer définitivement une destination de nos souhaits déjà déçus par une visite de 1 ou 2 jours.

Deux grandes compagnies se partagent, en Europe principalement, le marché des croisiéristes soit COSTA et MSC et honnêtement elles se tiennent au niveau qualité/prix. Certains préfèrent une, d’autres l’autre et c’est personnel mais à mon avis plus aucune des deux ne mérite 5 étoiles, certaines même plus les 4 étoiles.  Moi, personnellement j’ai connu un gros déboire avec Costa et depuis je l’évite uniquement à cause « de la  non écoute de cette société » mais en fait cette compagnie avait sous-traité le Costa Victoria, (ancien bateau)  à un groupe Chinois en Asie et elle complétait le remplissage depuis l’Europe.

Cette croisière a été une catastrophe à tout point de vue, propreté des cabines, services, douche hors service 5 jours, tout le porc supprimé aux 3 repas car des VIP musulmans  montés en cours de route ont exigés de bannir le porc des buffets et du bateau et j’en passe au niveau organisationnel . Certes les escales étaient intéressantes mais sur le bateau, la cata. Nous étions une trentaine  de francophones et tous ont été choqués. Les français ont obtenu réparations financières mais les Suisses rien, aucun mea-culpa de la compagnie, aucune réponse sérieuses à nos doléances, rien.

Depuis je ne voyage plus avec Costa par principe. Déjà a l’embarquement à Shangaï, c’est la police chinoise qui avait mis fin à une mutinerie des clients sortant qui refusaient de quitter le bateaux suite à leurs déboire de croisière alors que nous, nous attendions depuis des heures, par centaines,  dans une halle non climatisée, avec uniquement deux sanitaires et sans le moindre rafraichissement  et la moindre information de Costa.

Je sais que notre aventure était exceptionnelle car gérée par les Chinois mais réservée sous la référence Costa qui nous avait jusqu’alors donné satisfaction !  

Depuis Costa a rapatrié le bateau, il a été entretenu et il vogue à nouveau à satisfaction. Cependant lorsque l’on vend une croisière en Europe sous le non de Costa, on assume surtout une croisière très chère, dans une cabine avec balcon. J’avais fait d’autres croisières avec cette compagnie qui avaient été parfaites mais je pars du principe que si erreurs il y a, on assume.

Attention il existe d’autres sociétés, parfois des petites que l’on retrouve sur les fleuves ou en charter et j’en ai fait aux Galapagos, en Turquie, sur le Rhin, sur le Nil et en Asie et jamais je n’ai été déçus. Il y a aussi des compagnies Américaines qui sont de très bonnes qualités et qui conservent la réputations de croisière de luxe pour à peine 10% plus cher et un service parfait..

Donc il n’y a pas que les grosses sociétés qui offre du confort. La dernière que j’ai fais sur le Rhin méritait largement ses 5 étoiles.

POLLUTION 

C’est un secret de polichinelles que de cacher que les géants des mers polluent et ceci malgré les sensibilisations écologiques actuelles.  Ils fonctionnent pour la grande majorité aux résidus pétroliers lourds, plombés et soufrés.

Cependant Costa vient de mette à l’eau un nouveau monstre des mers qui lui fonctionne au gaz, 15 à 20 fois moins polluant donc Costa amorce une amélioration alors que MSC vient de mette à l’eau en 2017, 2018 et 2019 trois monstres des mers et océans construits en France, pays moralisateur et porteur de la COP 21,  qui fonctionnent toujours aux bruts lourds. Petite, très petite amélioration, ils sont équipés d’un 2ème petit réservoir avec du fioul plus léger mais ils ne sont utilisés  que lors des escales dans les ports où des villes ont émis des restrictions comme Marseille ou Venise,  mais sitôt dans les eaux  internationales, ils naviguent avec le lourd de lourd hyper polluant.

C’est une honte car ils voguent encore aujourd’hui, même les nouveaux,  comme dans les année 1970 alors que l’on interdit,  à certaines périodes,  dans le trafic automobile,  des véhicules automobiles de 8 ou 10 ans. En fait, les responsables sont les autorités et pas les croisiéristes puisqu’aucune directive sérieuse les contraignent à se rendre moins polluants. 

Pour terminer le chapitre pollutions je ne me permettrais jamais de critiquer un client qui voyage car le client achète un produit qui normalement répond à des exigences minimales avant tout respectueuses de l’environnement,  comme je ne critique pas trop les croisiéristes car ils se conforment aux exigences légales et évidement, si les Lois ne l’exigent pas, ils ne le font pas.

Par contre j’en veux aux politiques qui ferment les yeux sur le plus gros problèmes de pollution mondial, le scandale intolérable, le brulage de résidus pétroliers  très toxiques et polluants, soufrés et plombés un maximum, pour alimenter les navires de croisières et de transports qui sillonnent nos mers et océans. Si on compare avec le trafic aérien, c’est malhonnête car un Boeing 747 des années 80 consommait plus de  deux fois plus qu’un Airbus 350, donc les fabricants de 2019 ont suivi l’évolution aussi bien avec les installations au sol, le bruit qu’avec la consommation. Il faut le dire car nos écologistes de noms mais pas de faits condamnent le trafic aérien mais pas trafic  maritime ! Hypocrisie pure !

C’est un scandale  énorme, probablement de corruption en plus haut lieu,  qui fait que ces Lois ne respectent rien des mesures de la COP 21 et suivantes, les règles écologiques que l’on imposent à tous les citoyens depuis des décennies, exemple  pots catalytiques obligatoires sur tout les véhicules. Comment le pays porteur de la COP 21 peut-il tolérer qu’en 2017, 2018, 2019 des monstres des mers sortent des chantiers du Nord de la France avec ce mode de combustion alors qu’en Chine, on fabrique des navires au gaz beaucoup pour ne pas dire énormément plus propre ?

C’est inconcevable et c’est également se foutre des simples citoyens. Imaginez qu’à Marseille en juillet 2019,  et ailleurs, on interdit aux simples citoyens d’utiliser sa voiture de plus de 8/10 ans, munie d’un catalyseur pour se rendre à son travail et que des navires restent des journées entières dans le port à polluer avec les résidus pétroliers précités ?

Le problème est politique et rien d’autre ! C’est uniquement un problème d’argent car la compagnie COSTA vient de mettre à l’eau un fleuron qui lui pollue 25 à 30 fois moins car il fonctionne au gaz. C’est donc possible et les croisières Costa ne sont pas plus couteuses que celles des concurrents.

PRIX DES CROISIERES

Alors là, il faut reconnaitre que la concurrence à faits baisser les prix de base mais attention car les services ne sont plus les mêmes et pour mettre votre croisière à niveau, il faut payer des options. De plus,  les prix ainsi que des forfaits et les services ont augmenté très, très sérieusement en 2019.

Le prix minimum pour une bière on ne peut plus simple est 6,50 euros chez MSC et pour une bonne bière de marque, minimum 7 à 9 euros et jusqu’à 10,50 euros ! Si vous prenez un forfait simple, vous aurez droit qu’à un vin de table italien médiocre  et si je dis médiocre, c’est médiocre et toutes les boissons à mois de 6 euros soit rien ou presque rien. Même les simples glaces, une boule,  qui faisaient partie du forfait sont devenues payantes.

Sur toutes les consommations et services, vous payez une taxe de service de 15% (boissons, achats, glaces, repas extras, etc.) mais la compagnie vous facture tous les jours en plus  une taxe de service supplémentaire de 10 euros par personne sauf pour la clientèle d’autres pays que la Suisse comme par exemple la France et l’Allemagne. Vous payez donc 15% à l’achat des prestations plus 10 euros par jour et par personne plus encore un service pour le personnel de cabine et des repas aux restaurants laissée à votre appréciation.

Si vous voyagez en cabine intérieure, ces taxes peuvent presque doubler le prix de votre croisière et il faut le savoir.

L’obligation de 10 euros  par personne et par jour est nouvelle dès avril 2019, avant elle était facultative ?

Même la fidélisation de la clientèle est de plus en plus écartée. Avant on avait quelques petits avantages de fidélité comme un  plateau de fruits en cabine, le frigo ouvert pour y poser une bouteille d’eau, une ou deux photos, accès pour 1 ou deux fois au SPA mais lors de ma dernière croisière nous n’avons rien eu, rien et à l’avant dernière  sur une croisière de 28 jours, rien si je ne m’étais pas énergiquement manifesté et pourtant je suis un client Or donc très fidèle !

Les repas aussi ont baissé de qualité et la soirée du capitaine n’apporte plus le verre de mousseux, l’omelette norvégienne voir un menu plus fin. Terminé juste un défilé du personnel ?

A présent il est vrai que le prix de départ pour une cabine intérieure ou avec hublot a baissé mais pas les bonnes cabines avec balcon ou suite.

Attention aux excursions. En principe on voyage à deux, 3 ou 4 par cabine et alors le prix des excursions va doubler voir tripler le prix de votre croisière. Moi, il est très rare que je m’inscrive pour des excursions car à partir de deux, vous voyagez en individuel avec les transports locaux et vous faites les mêmes découvertes car les sites touristiques sont très souvent desservis. Si vous aimez être pris en charge, prenez un taxi et vous faites des visites personnalisée pour beaucoup moins d’argent qu’avec le croisiériste. Si vous prenez un taxi, sortez du terminal car dedans, vous payerez aussi cher  le taxi payant une taxe pour venir au bateau.  Si vous pouvez vous retrouver à 4 pour un taxi, vous économisez des fortunes et vous vous arrêtez comme vous le voulez aux endroits qui vous plaisent. N’oubliez pas que les taxis se marchandent sans problème dans 80% des cas.

Certaines excursions au Cap Nord sont facturée c/ MSC  jusqu’à 205,99 euros par personne pour 2 heures 30 minutes. Eh oui et moi je l’ai fait pour le 1/3 du prix à 2 personnes ? Un simple tour de ville de 2 heures à Molde/Norvège coûte 55,99 euros soit 111,98 pour deux et vous le faites en petit train pour 24 euros et un peu de marche. Il faut le savoir et c’est dans le monde entier comme cela !

Je ne dis pas que les croisières sont médiocres mais elles ne sont plus ce qu’elles étaient il y a encore quelques années et les croisières fluviales restent de grandes qualités elles. Quant aux coûts, faites le calcul après votre retour et vous verrez que sans privations elles ont en fait augmenté. 

POURQUOI UNE CROISIERE

Simplement que sur un bateau de croisière, une fois parti, vous découvrez un florilège de paysages, de pays, de cultures qui vous permet de rêver. Vous voyager dans un bon confort avec presque toujours du personnel très dévoué et formaté pour faire plaisir. Vous bénéficier du confort d’une ville avec théâtre, cinéma, Casino, des dizaines de bars, tout pour votre santé, piscines, solariums, restaurants, coiffeur, soins corporels et massages et j’en passe.

Petit hic c/ MSC, très peu de personnel francophone, choisissez plutôt un voyagiste qui accompagne ses groupes car il nous est arrivée sur la croisière inaugurale du SEASIDE de Trieste à Miami, 26 jours,  de ne retrouver qu’une personne parlant français (je dis bien parler et pas baraguiner) alors que le bateau transportait plus de 5000 croisiéristes. C’est pénible lorsque l’on a besoin d’un service personnalisé. Chez Costa, j’ai toujours trouvé du personnel francophone sauf en Chine.

Oui moi je recommande de faire des croisières mais je conseille déjà d’étudier les itinéraires, de regarder sur la toile les lieux d’accostage et de savoir où on arrive et de chercher ce qui nous intéresse. De bien choisir sa cabine et de prévoir son voyage comme on le fait lors des vacances ordinaires.

Bien évidemment on peut voyager bronzette ou repos complet, c’est un choix mais pour bronzer ou pour dormir à quoi bon faire 8 ou 10 milles kilomètres ?

Enfin c’est selon et j’espère que cet écrit vous aidera à faire une belle croisière.

A bientôt, on se retrouvera pour un tout autre voyage  dans quelques semaines mais en Inde, au Rajasthan.  

 

A bientôt

 

 

 

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Départ pour La Macédoine et l’Albanie (mai 2019)

Nous voilà parti pour deux nouvelles découvertes, la Macédoine-du-Nord et l’Albanie, par la route, avec un acheminement sur Skopje et un retour de Tirana en Avion.

De suite je vous dis, nous avons été emballés par ce voyage. Certes la Macédoine-du-Nord est déjà ouverte au tourisme depuis quelques années mais l’Albanie est encore une destination confidentielle.

Ces deux pays ont su nous surprendre à plus d’un titre avec des accueils chaleureux, une sécurité égale à chez nous, des bonnes routes et des hôtels confortables, une cuisine superbe, des paysage magnifiques et une histoire que l’on découvre dans les visites des sites archéologiques et dans les musées.

MACEDOINE-DU-NORD

Notre itinéraire commence en Macédoine-du-Nord à l’aéroport de Matka à quelques 30 kilomètres de Skopje, puis Stobi, Bitola, Ohrid où nous passons la frontière en direction de l’Albanie, puis Bérat, Gjirokastra, Butrint à la frontière Grecque puis Apollonia, Kruja pour terminer à Tirana.

Précisons de suite qu’il faut oublier les livres d’école où on nous disait que cette région était dangereuse car depuis 2008 ces pays se sont progressivement ouverts, depuis 2014 ils se proposent au tourisme et depuis, les infrastructures tant routières que touristiques, les aménagement des sites antiques comme des musées répondent aux critères de chez nous.

Ajoutons encore que ces deux pays ne connaissent heureusement pas encore le tourisme de masse mais ceci ne saurait durer encore longtemps tant ils offrent aux voyageurs. Je reviendrais plus tard sur la cuisine car là encore c’est une riche découverte et si vous souhaitez vous y rendre, faites plaisirs à ceux qui vous recevront en dégustant leurs cuisines traditionnelles car elles le méritent vraiment. C’est un régal entre la cuisine grecque, turque et occidentale et c’est génial. S’il vous plait ne vous faites pas servir des hamburgers, des steaks frites salade voir encore une choucroute car alors restez chez-vous.

Nous arrivons donc dans un aéroport modeste mais moderne et nous prenons de suite la route de Skopje, une ville nouvelle puisqu’elle avait été détruite à 80% par un tremblement de terre du 26 juillet 1963 qui a atteint 6.9 sur l’échelle de Richter.

En préambule, je précise que je vous laisse le choix de fixer vos étapes selon le temps à votre disposition mais pour être honnête, il vous faudra au minimum 10 jours mais 14 jours serait l’idéal.

Skopje

Est la capitale de la Macédoine-du-Nord et elle compte plus de 500’000 habitants soit le 1/3 de la population du pays. Elle a connu les époques romaine, byzantine et ottomane. Elle est surtout connue pour son pont de pierre du XVème siècle, pour son Bazar ottoman et pour sa forteresse qui surplombe la ville. Les musées, le mémorial de mère Theresa qui y est née font aussi partie de nos visites. Cette ville mérite bien un arrêt de 2 jours et on peut la parcourir à pied.

Dès la sortie de la ville, nous traversons des paysages superbes qui nous mènent dans les montagnes du Gorski Kotar et où se trouve le canyon Matka, une merveille de la nature avec de nombreux lacs turquoise. Sur un lac artificiel qui recouvre une partie d’un canyon, nous prenons un bateau qui nous conduit dans des gorges à couper le souffle. Nous y visitons la très célèbre grotte stalactite de Vrelo, une des plus grande d’Europe et la plus profonde du monde explorée à plus de 500 mètres de profondeur sans y avoir encore atteint le fond.

Stobi

Stobi est un site antique le plus significatif d’Europe avec 1600 m2 de mosaïques exposées. Il est situé sur la rive gauche de l’Erigon. Stobi occupait une importante position de contrôle sur l’axe stratégique reliant la mer Egée au bassin du Danube. Sa position stratégique explique le développement rapide de la ville. En l’année 518 après JC, elle connu un important tremblement de terre ce qui explique, compte tenu du temps qui passe, que le site ait souffert et se trouve relativement en ruine.

Bitola

La ville de Bitola cache le site archéologique d’Heraclea. Bitola est une ville de 80’000 habitants ce qui en fait la 3ème ville du pays. Elle compte une université et vit de ses industries et de ces commerces. Elle possède un héritage architectural de son époque Ottomane. Heraclea a été fondée au 4ème siècle avant JC et elle se trouve à quelques 4 kilomètres de Bitola. Elle a été envahie par les romains au 2ème siècle avant JC. On y trouve un magnifique portique, des thermes et un théâtre relativement bien restaurés. Le site a été par deux fois dévasté soit en 472 par les Ostrogots et en 479 par les Visigoths après quoi il a été occupé par les Slaves dès le 6ème siècle.

Ohrid

Ohrid est une superbe ville partagée par une rivière du même nom et sa partie ancienne offre encore de belles ruelles bordées par des constructions anciennes souvent magnifiquement restaurées. C’est aussi une station balnéaire située sur les rives du lac d’Ohrid. On peut y visiter des églises médiévales, des monastères et d’anciens édifices.

Au sommet de sa colline, se trouve la forteresse de Samuel, vieille de plusieurs siècles. La colline de Plaosnik cache la cathédrale Sainte-Sophie et des fouilles archéologiques du monastère Saint-Pantéleimon avec ses mosaïques. Le théâtre d’Ohrid accueillait les gladiateurs romains et actuellement on y organise des concerts estivaux.

Le vaste parc national de Galicica se situe au sud d’Ohrid. Toute cette région est protégée par l’UNESCO.

Lorsque nous quittons Ohrid en direction du monastère Saint Naum, nous arrivons à la frontière entre la Macédoine-du-Nord et l’Albanie. C’est une frontière bien contrôlée qui qui vit encore avec ces anciennes méthodes où seulement quelques euros rendent les tractations plus rapide. La frontière se situe en montagne.

Toute la région que nous avons traversé, en dehors des villes, est très agricole et diversifiée. Les paysages sont parfois montagneux avec des plaines qui conduisent à de nouvelles montagnes. Les routes sont bonnes et les cols culminent à 1’400 mètres alors que les montagnes dépassent les 2’740 mètres. On trouve de petits villages mais sans des infrastructures touristiques et beaucoup de fermes foraines.

ALBANIE

Nous venons de traverser la frontière mais rien ne nous l’indique car les paysages restent les mêmes. La prochaine ville où nous allons nous arrêter est Berat, chef-lieu du district et de la préfecture du même nom.

Berat

Berat, ville Albanaise est forte de 62’000 habitants. Elle est connue sous le nom de « La ville aux mille fenêtres ». C’est également la plus vieille ville d’Albanie qui existe depuis le 6ème siècle avant JC. Sa forteresse a été construite par les tribus Dasaretes d’Illyrie. La ville de Berat est inscrite sur la liste du patrimoine de l’UNESCO depuis 2008.

Comme dans beaucoup de bourgades, les fortifications dominent la ville. Cette ville est divisée en 3 parties, la ville moderne en plaine et la vieille ville divisée en 2 parties accrochées aux flans de deux collines entres lesquelles coule une rivière. De la citadelle, on domine des anciens quartiers de maisons blanche aux mille fenêtres, toutes recouvertes de tuiles rousse. Une vue comparable à celle d’un drone s’offre à nos yeux éblouis. Les plus anciennes maisons remontent au 16ème siècle, l’âge d’or de Berat qui se prolongea jusqu’au 18ème siècle.

la citadelle médiévale est cachée derrière de puissantes murailles extraordinairement conservées. Elle se compose d’un bel ensemble de maisons restaurées encore habitées et d’une douzaine d’églises byzantines en briques. La plus belle, l’église, Sainte-Marie, abrite le musée Onufri et dans le quartier ottoman, on peut admirer la mosquée du Sultan Xhamia e Mbretti bâtie au 15ème siècle ainsi que le musée ethnographique. Le magnifique quartier Gorica est centré par l’église Saint-Spiridon et ses petites ruelles appellent à la promenade.

On ne peut pas se rendre en Albanie sans visiter cette ville, faute de quoi on passe à coté d’une merveille.

Gjirokastra

Aussi classée par l’UNESCO, la vieille ville de Gjirokastra s’ancre entre les montagnes. Située à 142 kilomètre de Tirana, elle compte 27’000 habitants. On y trouve un bel ensemble de maisons fortifiées qui longent les ruelles en pentes parfois en escaliers, souvent pavées ou en terre. Les tours fortifiées sont du 17 et 18ème siècle. Une partie de cette ville est en restauration et bientôt elle sera un haut lieu touristique un peu défigurée par la transformation des maisons en boutiques où on y trouve de l’artisanat local magnifique mais qui déjà fait place à des bibelots de même provenance que les tours de Pise d’Italie ou les tours Eiffel de Paris; dommage !

La citadelle date du 11ème siècle et elle fut édifiée jusqu’au 13ème siècle. Elle est magnifiquement restaurée et abrite un génial musée sur les armes. Un autre musée ethnographique, très intéressant, occupe la maison natale de l’ancien dictateur Enver Hoxha.

Précisons encore que cette ville a traversé les siècles occupée par les Romains, les Grecs, les Byzantins et les Ottomans. Quelles richesses, génial elle est encore !

Pojani & Appollonia

D’Illyrie , ancienne cité grecque située sur les rives de la Vjosa, vous serez comblés. Proche du village de Pojani, on peut y admirer le plus grand parc archéologique du pays d’Odéon, un théatre antique et une bibliothèque où l’empereur Octave Auguste étudia. Ville Grecque puis Romaine, elle fut un centre de commerce florissant où le grand Jules César lui accorda le statut de ville libre. On y trouve aussi un petit musée gratuit.

Plus loin toujours en Illyrie, le site d’Apollonia a été restauré et l’est encore avec la collaboration de la France et ceci dès 1916 à 1918, puis par Léon Rey de 1924 à 1938. Actuellement la France poursuit encore ses recherches car seul 10% du site a été exploré. Cette ville fortifiée a pris vie en l’an 588 avant JC. par les Grecs car, précisons si cela est nécessaire, que la Grèce se trouve à quelques kilomètres seulement. Apollonia vient bien évidement du non d’Apollon. En dessous de cette ville se trouvait le port romain qui fait face à la ville de Corfou, bien visible à l’œil nu.

Depuis 2012, on peut admirer, dans le monastère, un magnifique musée avec les découvertes faites lors de fouilles.

Le déclin de cette cité est à mettre au compte du terrible tremblement de terre du 3ème siècle qui détourna la rivière Vjossa et anéanti une grande partie de la cité.

Dans cette vaste zone d’Illyrie, nous ne visitons pas toutes les anciennes cités en ruines souvent encore peu explorées.

Kruja

Kruja est une ville historique située au sommet d’une colline où on peut visiter le musée du héros national Skanderbeg ainsi qu’un vieux bazar fort intéressant où on trouve beaucoup de vrai artisanat local.

Le château de Kruja est un haut lieu du tourisme car il se situe à proximité de Tirana (30 kilomètres). L’endroit est magnifique, le château restauré et il est souvent proposé pour 50 euros de Tirana aux touristes qui se contentent de visiter la capitale de l’Albanie. Oui il est beau, oui il faut le visiter mais dire qu’il représente l’histoire du pays est présomptueux. Cependant il faut savoir qu’il fut la première capitale de l’état Albanais en 1190. Il est extrêmement bien protégé par sa situation mais en 1478 il tomba aux mains des Ottomans.

Précisons si nécessaire que ce lieu est devenu un lieu très touristique et très plébiscité par sa proximité de Tirana et attention en visitant ses ruelles car les souvenirs et les antiquités qu’il propose n’ont que peu avoir avec la vie passée. Par contre oui, à l’image de St. Paul-de-Vence en France, de Stein am Rhein en Suisse, il sait se vendre et une balade entre ses vieilles maisons restaurées peut faire croire à l’antique et au véridique. C’est aussi un tourisme qui plaît.

Tirana

Tirana, capitale de l’Albanie a été fondée en 1614. Elle s’est vraiment développée qu’au 18ème siècle et compte aujourd’hui avec sa proche banlieue quelques 1 million d’habitants. Dans sa partie ancienne, on peut dire qu’elle conserve cette triste architecture de la période soviétique mais progressivement elle s’adapte à la modernité et sa banlieue se confond avec celles de nos pays plus à l’Ouest. Dans les années 2000, son maire, Edi Rama a fait repeindre les façades grises en couleurs ce qui donne à cette ville une apparence éclatante sur une architecture monotone. Vert, violet, jaune, bleue voir rose, c’est devenu courant pour recouvrir les vieilles maisons traditionnelles à 4 ou 5 étages. Etranges mais pas déplaisant !

Aujourd’hui le centre ville correspond à la modernité européenne, les rues sont animées et son ambiance est dynamique. En quelques mots cette ville est devenue agréable et intéressante à visiter, avec un centre ville dédié aux piétons, même la grande place centrale Skanderbert, où trôle la statue équestre du héros national, est bannie de la circulation et offre un lieu de détente piétonne privilégiée. On peut dire que la majorité des lieux intéressants et culturels se trouve dans la partie piétonne.

Je ne vais pas m’étendre sur les détails de vos visites car il existe des guides touristiques qui le font mieux que moi et vous trouverez tout aux offices du tourisme local et sur la toile, mais oui, cette ville est très intéressante tant pour s’y balader à pied que pour ses expositions, musées, galeries. Elle est riche et une visite de deux jours est un minimum mais 4 ou 5 jours seraient parfait.

Lorsque l’on visite Tirana, il faut se rappeler que sa réelle sortie du bloc communiste date des années 1990/2000 et ce n’est que depuis les années 2010/2014 qu’elle s’ouvre réellement sur l’extérieur et sur un tourisme naissant. Son principal problème actuel et la pollution atmosphérique lié à la circulation automobile et aux chauffage des habitations souvent encore au charbon.

Il faut aussi faire table rase des préjugés sécuritaire qui faisait il y a encore peu de ce pays et par conséquent de cette capitale un pays dangereux pour ne pas dire très dangereux. Le gouvernement en place a mis de l’ordre, la police est présente et j’affirme que je me suis senti plus en sécurité à Tirana et en Albanie en général qu’à Paris, Nice ou Marseille et c’est une certitude. Certes la corruption existe encore mais peu à peu elle disparait car c’est une volonté politique réelle de lutter contre. En fait, en prenant en compte les règles élémentaires de sécurité nécessaires comme dans tous les pays, on peut se promener même la nuit dans les villes albanaises ce qui n’est plus le cas dans beaucoup de villes française et je parle en connaissance de cause.

Derniers conseils avant mes remarques habituelles, si vous aimez un tourisme intelligent, hors des grands circuits habituels, ne tardez pas trop car la Macédoine-du Nord comme l’Albanie explosent touristiquement et je suis persuadé que bientôt le naturel que l’on croise encore aura disparu pour faire place au tourisme de masse.

Bonne vacances et merci de votre confiance.

Conseils utiles

Y aller: Pour se rendre dans ces deux pays, l’avion est l’idéal mais il est difficile de donner des conseils car les offres sont en train d’exploser et à ma connaissance même Easy-Jet y a ouvert plusieurs désertes depuis l’Europe centrale. En voiture, c’est long, il faut prévoir 2 à 3 jours de route si on ne veut pas rendre votre voyage pénible et attention sur les routes.

Depuis avril 2019, La Macédoine s’appelle La Macédoine-du-Nord. Sur pression de l’EU elle a été contrainte de laisser son nom à la partie Grecque qui s’appelle la Macédoine car c’était une condition à sa demande gouvernementale d’adhésion à la grande EU, demande qui n’est pas du tout partagée par le peuple, il faut avoir l’honnêteté de le dire.

Monnaies: L ‘unité monétaire de la Macédoine du Nord est le « Denar macédonien » et l’unité monétaire de l’Albanie est le « Lek ou Leke » au pluriel. Dans les deux pays l’Euro est accepté sans problème et le change, même dans les commerces, est honnête. Difficile de changer sa monnaie dans nos banques avant le départ, sauf pour des grosses sommes au dessus de 300 Euros mais on change facilement dans ces pays dans les villes et dans les hôtels. Eviter les aéroports qui font un change mauvais pour ne pas dire très mauvais. Seul les super-marchés refusent les Euros mais acceptent vos cartes de crédit qui sont devenues courantes et bien acceptées (sauf dans les campagnes).

Les Prix: Dans les petites villes, dans les villages et dans les campagnes une bière de 4 dl. coûte entre 0,80 Euro et 1,5 Euros. Un repas 3 plats entre 7 et 11 Euros, un verre de 1,8 dl de vin, environ 1 Euro et du bon vin local, surtout le rouge qui est même parfois très, très bon.

L’alcool fort Raki (40°) est un bon digestif (comparable à la grappa) et pas comparable au Raki turque qui s’apparente au pastis. Un Raki coûte entre 0,50 Euro et 2 Euro suivant la région. A déguster car c’est très local et les habitants le distillent eux. C’est les moins chers et les meilleurs.

Dans les hôtels 4 ou 5 étoiles et dans les sites touristiques, les prix sont 2 à 3 fois plus chers.

En Macédoine 1 litre de benzine 95 coûte environ 1 Euro mais en Albanie elle est aussi chère qu’en France, voir un peu plus.

Les hôtels locaux qui sont très bons dès 3 étoiles, une chambre pour deux avec petit-déjeuner vous coutera entre 35 et 60 Euros sauf à Tirana ou il faut compter entre 60 et 100 Euros.

En règle générale les prix sont doux car il faut savoir que le SMIG dans ces deux pays se situe à quelques 260 Euros et les salaires moyens à 350/450 Euros.

Courant électrique: Pour les prises simples genre chargeur de portable, pas de problème, pour les prises avec mise-à-la-terre, il faut un adaptateur.

Wifi: Rapide et efficace, disponible dans tous les hôtels, beaucoup de restaurants, et même public dans les grandes villes. Couverture parfaite même dans les montagnes et débits rapides, Téléchargement 30/40Mbps – Upload 15-25Mbps. Attention de faire une extension de votre roaming téléphonique qui peut vous faire des surprises car ces pays ne sont pas de l’EU.

Achats: Dans les villes on trouve des supermarchés et dans les villages des magasins à prix doux. Attention avec les antiquités car souvent c’est des copies. Sur les abords des temples vous trouverez de l’artisanat local que confectionnent les ainées (nappes, crochets, tricots, bricolages) et ceci est du typique. On trouve aussi des objets en osier. On peut marchander mais pas comme au Maghreb car alors vous vexez et couper les ponts.

Saisons

N’oublions pas que ces pays sont montagneux donc les périodes idéales pour les parcourir en automobiles commencent en avril et se terminent en novembre. Si c’est à Tirana, on peut si rendre toute l’année.

Transports publics

En Mécédoine-du-Nord on peut voyager en train ou en bus pour des prix doux. En Albanie, il y a les bus mais pas de train. Dans les deux pays on peut louer des véhicules et même avec le passage de la frontière mais avec un supplément.

Bon voyage et n’oubliez pas mes deux livres.

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Dès début juin 2019, suivez nous en photos sur notre Facebook, notre nouveau voyage en direction du Cap Nord mais cette fois par la mer.

Bisous.

Publié dans Connunications, DJVOYAGES (une aide gratuite à l'organisation des voyages), informations, Voyages & Aventures

GRECE, TERRE-SAINTE, OCEAN INDIEN ET SES ÎLES, AFRIQUE DU SUD, EMIRATS ARABES UNIS

Oui on sait, il pollue comme tous les autres et on en est conscients.

Ce n’est pas à nous qu’il faut le dire, c’est à ceux qui nous gouvernent.

Avec ou sans nous, c’est pareil.

JOURNAL MSC ORIENT ET OCEAN INDIEN (octobre et novembre 2018)

Ceci est un journal écrit sans correcteur, au jour le jour. Il peut donc contenir des fautes d’orthographe et les lecteurs qui y sont allergiques doivent s’y abstenir.

Il contient des informations de notre vécu et peut choquer car rien n’est parfait dans notre monde, pas plus moi que vous. Les personnes susceptibles ou qui n’acceptent pas les remarques personnelles sont invitées à renoncer à me lire.

Pour tout ceux qui veulent vivre notre aventure avec nos sensibilités, c’est une joie de partager notre chance de pouvoir voyager en bonne santé. Bonnes lectures.

Croisière MSC au Moyen-Orient et dans l’Océan Indien, 2018

Nous partons à bord de notre hôtel flottant MSC Musica en octobre 2018, pour une croisière appelée « L’Orient et l’océan Indien ».

Notre acheminement en car se fait de Martigny à Venise organisé par Net-Tours, normalement avec l’entreprise Domo mais en fait le cariste a sous-traité à une autre entreprise « International express » et notre déplacement se fait dans des conditions qui sont loin de l’excellence. Le car annoncé à 03h00 arrive à 03h40 et les 2 chauffeurs font une pause de 30 minutes avant même le début de notre voyage. A quoi bon nous convoquer pour 03h00 avec la mention d’être ponctuel ?

Ce car aurait été acceptable pour un petit trajet de cent kilomètres mais pas pour un acheminement longue distance ? Nous avons respecté la demande d’être ponctuel et prêt à partir à 03h00 et nous partons en fait avec 1heure 30minutes de retard, à des heures où la seule alternative est la rue.

Le car est peu confortable avec aucune possibilité d’acheter une consommation et les deux chauffeurs n’ont pas la moindre connaissance de la langue française. C’est la première fois que nous faisons le trajet dans ces conditions de loin pas idéales. Nous le regrettons d’autant plus qu’au court de notre croisière, l’entreprise l’Oiseau-Bleu, qui travaille avec les cars MSC a fait le même déplacement aux mêmes heures de Granges VS avec un groupe « Gazette » qui fait la même croisière et ce bon car MSC n’est qu’à moitié plein ?

Nous, nous avons donc pris notre car à Martigny avec un départ à 03h00 alors qu’il n’y a aucune possibilité de le faire notre déplacement en transport public et à Martigny il n’y a pas plus de possibilité de stationner un véhicule pour un mois, alors qu’à Granges, MSC met des places de stationnement gratuites à disposition des clients et un local avec possibilité de boire un café. Incompréhensible !

A Venise, notre transfert se fait dans de bonnes conditions, nous embarquons comme prévu mais nous n’avons pas de guide accompagnateur de Net-Tours.

Notre cabine répond aux services convenus mais le bateau n’a qu’une personne française peu disponible (1 heures par jour) pour nous fournir les renseignements nécessaires au bon déroulement de notre croisière. C’est difficile car mis à part le journal de bord, nous n’avons aucun renseignement sur les heures des départs des différents groupes, pas plus concernant les heures pour les obtentions des visas comme par exemple pour le débarquement en Israël, pays qui exige un contrôle spécial par du personnel des douanes Israéliennes embarquées sur le bateau

En fait pour nous ce n’est pas trop compliqué mais nous sommes souvent appelés par des compagnons de voyages pour jouer un peu au guide.

Précisons encore que MSC manque de suivi dans l’établissement des cartes « voyagers club » car cette fois encore je me retrouve avec une carte de membre du club gold alors que mon épouse se retrouve avec une carte de 1er voyageur ?

Heureusement que nous avons pris nos anciennes cartes pour nous faire établir une carte qui correspond à nos statuts gold du club. Précisons que lors de la dernière croisière, nous n’avions bénéficié d’aucun des services privilèges de fidèles clients ! Un effort pour votre suivi svp MSC.

Au bureau du club du bateau, nous découvrons, lors du changement de nos cartes, nombres de clients qui connaissent exactement le même problème. Soit on offre un service de fidélité sérieux, soit on n’offre rien et sur ce point MSC n’est pas à la hauteur de leurs promesses.

Revenons à notre croisière qui commence en espérant que ces quelques tracas disparaissent.

DEPART DE VENISE

Nous partons de Venise comme convenu et selon l’horaire. Ce départ est grandiose car traverser la cité des doges sur le Grand Canal avec un géant des mers est une aventure unique et magnifique, même si elle reste un problème pour nombre d’habitants de cette localité.

Comme toujours, le personnel du bateau est fort sympathique et notre première soirée se déroule bien. Nous découvrons notre bateau et aussi que la formule all-inclusive pour les boissons n’offre plus le même éventail au niveau des bières et c’est difficile à comprendre car la seule bière que l’on trouve avec la formule all-inclusive dans les nombreux bars est la très médiocre Heineken. Sur la liste des offres, il y a d’autres bonnes bières pas plus coûteuses mais notre formule ne les offre plus ?

Aux repas aussi, on ne peut plus choisir nos vins et seul un vin très standard Italien est offert en formule. En rosé il est même très médiocre et je suis gentil. Nous payons une formule pour un service et obtenons, aux repas, le même vin que les clients qui ne paient pas ?

Boire le même vin avec tout les mets ne correspond pas avec une formule 4 étoiles comme le prétend cet hôtel flottant. Ce n’est pas être exigeant que de demander une offre avec 2 ou 3 possibilités de vins blancs et 2 ou 3 possibilités de vins rouges étant bien entendu que les exigences particulières peuvent rester payantes sur une carte des vins.

BRINDISI (Pouilles)

Nous arrivons à Brindisi vers 13 heures et nous débarquons dans la zone portuaire 2 qui se situe à 5 kilomètres de la ville. Nous sommes transportés en car jusqu’à la place du centre-ville côté port.

Surnommée « La porte d’Orient » la station balnéaire de Brindisi offre un port stratégique déjà connu à l’époque romaine, par les marchands vénitiens. Cette ville se trouve sur la côte Adriatique, à l’extrémité Est de la botte Italienne.

Les paysages alentours sont sauvages et magnifiques, dominés par des vignobles et des cultures. Les artichauts en sont une des spécialités connues. Toute la région offre de beaux villages typiques et des forteresses romaines.

La ville compte de nombreux musées, des ruines romaines. Ses principales attractions sont le Monument de la marine nationale, la colonne romane, la Cathédrale pontificale et le Palais Granafein Nervegna.

Il faut cheminer dans cette partie de la vieille ville qui offre un superbe promontoire dominant la baie et ses fortifications située sur une digue, au large.

Nous retournons au bateau vers 17 heures et nous goûtons au plaisir de retrouver le large, dans une mer calme.

EN MER

Le jour suivant, nous naviguons en direction d’Héraklion distant de 498 miles nautiques. Le temps est plus nuageux et il fait une température de 22°.

Nous devons faire les formalités pour notre escale en Israël car du personnel des douanes est déjà à bord du bateau. Malheureusement aucune explication nous est donnée en français et nombre de passagers francophones ne se présentent pas aux différentes heures prévues selon l’étage de notre cabine.

Ils seront par la suite contraints à faire ces formalités. D’autres groupes de francophones français, Canadien sont accompagnés par des guides qui eux transmettent et correspondent avec leurs clients.

Il est étonnant que Net-Tours, Vac-Tours et Gazette-Tours qui sont des groupes liés ne s’arrangent pas pour accompagner les transports et la croisière de leurs clients car entre les 3 sociétés suisses qui en réalité se trouvent ensemble, nous étions nombreux mais en divisant les organisations en 3 groupes distincts, nous n’arrivons pas au nombre fatidique de 30 participants donc pas de guide et débrouillez-vous ?

Cette journée à bord se déroule bien et nous profitons bien et des offres du navire soit le Théâtre et les animations ainsi que du cocktail de Gala en compagnie du commandant et de l’équipage.

J’en profite aussi pour transmettre mes news aux clients de DJvoyages.

HERAKLION (Île de Crète en Grèce)

Nous arrivons à Héraklion à 08h00 et nous partons redécouvrir cette ville crétoise à pied. Il fait un temps superbe et la température est agréable. Nous connaissons déjà cette ville pour l‘avoir visitée au printemps mais c’est avec plaisir que nous y reparcourons les ruelles de la vieille ville, le marché et ses belles terrasses de la zone piétonne. Les boutiques de mode et de souvenirs occupent les dames alors que les hommes se profilent derrière un ouzo ou un raki accompagné de petites dégustations grecques.

La ville est empreinte de traditions et de légendes qui contiennent un labyrinthe historique de plus de 3’700 ans d’histoire. Aucun voyage dans cette région ne peut se concevoir sans les visites des palais Mimoun de Cnossos, sans le magnifique et génial musée d’histoire naturelles et sans explorer un minimum des vestiges grandioses de l’île de Crète.

Il faut impérativement se plonger dans nos livres d’histoire pour comprendre le rôle important de cette région dans l’évolution de la civilisation occidentale.

Relevons également les fortifications romaines qui offrent encore le célèbre fort vénitien Koules ainsi que les îlots fortifiés qui protégeaient toutes incursions ennemies depuis la mer.

Nous passons la journée dans cette agréable cité puis regagnons notre hôtel flottant pour le repas du soir. C’est à ce moment que le capitaine largua les amarres pour reprendre le large.

DEUX JOURS EN MER

Nous voilà à nouveau prêt à quitter la mer Égée pour rejoindre la Méditerranée. Après 24 heures de mer, nous arrivons aux portes du Moyen-Orient pour se préparer à franchir le canal de Suez aménagé par l’ingénieur italien Negrelli, ouvert au transit le 17 novembre 1869. Cette passerelle qui permet de relier l’Europe de l’Est à l’Océan Indien mesurait alors 164 kilomètres avec une largeur de 53 mètres et une profondeur de 8 mètres.

Il offrait la possibilité d’éviter de contourner le continent Africains par le cap de Bonne-Espérance, diminuant de moitié le trajet des navires marchands.

En 2010, de nouveaux aménagements et une restauration complète du canal l’a porté à une longueur de 193 kilomètres, une largeur entre 205 et 225 mètres et une profondeur de 24 mètres ce qui permet aux plus gros navires avec un tirage de 20 mètres de le franchir.

Le cortège des convois est organisé pour permettre à 3 convois dans chaque sens de le franchir à une vitesse moyenne de 8 nœuds. La traversée dure environs 15 heures. Ce n’est pas moins que 18’000 navires qui le traversent toutes les années.

Depuis la Méditerranée, on y entre par Port-Saïd. Comme la Méditerranée et la mer Rouge se trouvent à la même altitude, il n’y a pas d’écluse.

Le canal traverse un vaste désert. Il y a quelques constructions prestigieuses sur le trajet soit le pont de la paix Moubarak ou le pont de l’amitié, financé par le gouvernement japonais, qui relie l’Afrique à l’Eurasie depuis 2001. Afin de permettre le passage des plus hauts navires, le pont est construit en pente douce sur plus de 1,8 kilomètres.

Il y a aussi le pont ferroviaire d’El Ferdan construit en 2001 et qui est le plus long pont oscillant du monde, long de 340 mètres. Précisons qu’une ligne de chemin de fer longe de part et d’autre le canal.

A mi-chemin à Ismaïlia, ville de 700’000 habitants, on trouve le lac d’eau douce de Timsah et le monument à deux piliers construit pas les français et connu sous le nom du « Monument de la défense du Canal » érigé pour commémorer la défense contre l’armée Turque durant la 1ère guerre mondiale.

Il y a aussi deux autres petits lacs soit le Great Bitter lac et le Small Bitter lac.

Avant de rejoindre le golf de Suez et la ville du même nom, de 500’000 habitants, on passe encore dans un petit tunnel, le Ahmed Handi tunnel.

J’ai oublié de vous parler du monument AK 47. Il commémore la bataille d’Ismaïlia en 1973 qui opposa Israël et l’Egypte et que l’on connaît mieux sous le nom de « La guerre du Kippour».

Je précise que j’ai connu cette guerre car lors du déclanchement du conflit, je devais me trouver en haute Egypte, anciennement appelée Nubie.

A Ismaïla, l’armée Israélienne a essayé de prendre le contrôle du canal mais devant la résistance égyptienne et les réactions de la communauté internationale, ce pays renonça à son projet fou et provocateur qui risquait de diviser encore plus le monde arabe et l’occident en occupant ce point super stratégique.

C’est donc deux jours plus tard que nous arriverons à Eilat. Ces deux journées nous les passons à profiter des installations luxueuses du paquebot MSC Musica soit à participer aux animations comme le Théâtre, les jeux, les installations sportives, les SPA, piscines et j’en passe mais sans oublier les boutiques, les bars et nombreux restaurants.

Voilà une vie de retraité à laquelle on s’habitue rapidement.

LA VISITE DU BATEAU (technique)

Nous nous sommes inscrits pour une visite des installations techniques du bateau soit les parties théâtrales et techniques, les cuisines, boulangeries, confiseries, économats, sécurité et les parties réservées au personnel sans oublier la blanchisserie et tout se qui s’y rattache car il faut se rappeler que le bateau héberge 1 employé pour 3 ou 4 clients suivant le modèle du navire.

Cette visite de presque 3 heures mérite le déplacement car MSC joue la transparence et essaie de faire passer le message écologique. Oui, à l’interne la gestion des bateaux vit à l’heure des tris, du recyclage et de l’écologie, excepté pour ce qui est des carburants servant à la propulsion des navires qui est catastrophique.

En effet, la quasi-totalité des flottes touristiques mais aussi pétrolières et de commerces fonctionnent avec des huiles lourdes qui polluent un maximum. A l’ère de la politique style COP 21 ou 23, c’est une honte de laisser ces géants des mers polluer notre planète sans règles définies et sans faire appliquer toutes ses résolutions que l’on impose aux citoyens contribuables au niveau routier, chauffage et même dans la vie de tous les jours.

Les multinationales des transports (airs-terres-mers) comme celles de la chimie bénéficient des protections des lobbys et des politiques occidentales et sans modifier ces pratiques, le réchauffement climatique ne peut que se détériorer et nos gouvernements perdre toutes crédibilités. En effet, on ne peut pas créer taxes et impôts pour les contribuables et fermer les yeux sur les vrais pollueurs.

Revenons à nos visites qui nous ont impressionnés. La propreté est maximum et la gestion répond à des critères proches de la perfection.

Du côté sécurité c’est aussi impressionnant de sérieux et d’un grand professionnalisme.

Les installations du grand théâtre de 1’250 places, bien qu’âgées de plus de 12 ans, offre des moyens techniques important permettant d’y organiser des spectacles variés.

Pour ce qui est des conditions de travail des employés, certes elles sont difficiles et exigeantes mais elles respectent les critères de sécurité et de bien-être du personnel. On peut toujours discuter de tout mais elles sont bien connues lors des engagements et les employés sont très souvent satisfaits des avantages qui font accepter les inconvénients.

Notre visite se termine par une dégustation au restaurant japonais.

ISRAEL, Eilat et Jérusalem

C’est l’escale attendue de cette croisière. Après le passage du prestigieux canal de Suez nous remontons la mer Morte en direction d’Israël, plus précisément de la prodigieuse station balnéaire d’Eilat. Ce port d’importance est équipé pour recevoir les plus gros navires et à notre arrivée les formalités douanières sont efficaces car, comme déjà précisé, des inspecteurs des douanes sont déjà parmi les passagers afin de s’assurer de la sécurité du débarquement des croisiéristes.

Nous quittons le bateau sitôt les autorisations portuaires délivrée et nous partons en car pour la longue route qui nous conduira à Jérusalem. C’est un trajet de 280 kilomètres principalement dans des zones inhabitées et quasi désertiques.

Après deux courts arrêts sanitaires et deux check-points, la traversée du désert de Néguev et le long de la mer morte, nous arrivons à Jérusalem depuis une colline avoisinante qui offre un paysage grandiose sur la ville. Toute la cité est à nos pieds. Nous sommes à quelques enjambées du mont des Oliviers. Jérusalem étonne car c’est certes une ville historique mais c’est aussi une ville cosmopolite où cohabitent des cultures totalement opposées, semble-t-il dans le doux et paisible ronron quotidien mais ceci n’est qu’une apparence car en fait c’est une ville incroyablement surveillée où tous les centimètres carrés sont en vidéo-contrôle. La police y est discrète mais l’armée très, voir trop présente en armes. Nous sommes un samedi donc le jour du sabbat et il y a aussi beaucoup de ce qu’ils appellent les barbus, les policiers en civils qui contrôlent le respect d’un sabbat aux rites extrêmes. Je suis toujours étonné du respect international de ses extrémistes juifs aussi critiquables que les excès musulmans, voir encore plus marqué.

Pas étonnant que cette région reste une des plus explosive du monde moderne. Dans les églises, les religieux fanatiques sont aussi agressifs envers les femmes que leurs frères musulmans. Devant le mur des lamentations, on sépare les couples, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre et une partie du complexe est tout simplement interdit aux femmes.

Pourquoi cette situation aussi extrême reste sans aucune critique dans le monde occidental ?

Moi j’ai ma réponse, le monde de l’argent en est la raison principale et je le dis tout haut même si cela dérange.

Nous visitons tout le centre historique de la ville à pied et c’est une visite au pas de charge qui durera 3 heures. De là via Dolorosa au quartier juif, du mur des lamentations à la salle de la Cène, du tombeau du Christ, du Saint Sépulcre au quartier arménien, du Crado, l’axe routier de la période romaine aux églises Saintes, ces visites sont chargées d’émotions mais aussi de questions sans réponse dans cette ville où les croyants crient leurs attachements à leurs églises et dans le même temps interdisent l’entrée des autres croyances dans une partie de leur ville. Oui, comme chrétien, non seulement je pose cette question mais très fort je condamne ces comportements.

Savez-vous que l’une des accompagnatrices de notre groupe, musulmane, habillée comme nous a dû changer son habillement pour se rendre dans la zone juive ? Ils tolèrent les touristes avec leurs devises mais y refuse les porteurs d’une autre religion qui pourtant sont aussi attachés aux respects des religions.

Une honte !

Pour clore le chapitre de Jérusalem, c’est une journée incroyable en émotions, une journée superbe pour un chrétien, une journée que je souhaite à chaque baptisé de partager. C’est une journée que l’on peut traverser avec des oeuillières et où l’on peut dire Amen Alléluia mais c’est aussi une journée ou la réalité de l’actualité est au centre avec son hypocrisie, sa totale incompréhension et avec le refus d’essayer de comprendre et d’accepter nos différences d’où la raison où se trouve notre monde actuel. Pas besoin de chercher plus loin !

La nuit est déjà tombée lorsque nous quittons ce centre du christianisme et nous reprenons le chemin du retour vers Eilat.

Dans les dernières années nous avons visité une quantité de sites chrétiens dans l’ancienne Palestine soit en Iran, le tombeau de Daniel, l’église Noire, la plus vieille église du Christ, le Jardin d’ Eden près de Tabriz ou en Jordanie le Mont-Nébo où Moïse a gravé les tables de la Loi (site visité par Jean XXlll) et nous nous sommes recueillis sur l’emplacement du baptême du Christ sur le Jourdain mais nous avons aussi prié sur le même emplacement, situé sur l’autre rive du Jourdain, côté Israël car là aussi on se dispute la paternité de l’endroit.

Israël ou Jordanie, Jordanie ou Israël ?

Bêtise humaine c’est certain car l’emplacement que l’on nous vend est commercial avant d’être chrétien. Je m’identifie de moins en moins à cette église qui perd ses racines, à cette église qui même en son sein parle de mariage voir de mariage irrégulier dans nos démocraties qui se sont construites avec comme toile de fond une religion qui s’éloigne de plus en plus de la volonté du christ.

Quittons ces pensées philosophiques pour retrouver notre hôtel flottant qui va nous conduire de l’autre côté du Jourdain, cette barrière de l’homme aux religions.

AQABA Jordanie

Nous arrivons à Aqaba après 9 heures de navigation. Cette ville côtière et le seul port ouvert de la Jordanie, offert par l’Arabie-Saoudite après 1948, pour garantir à ce pays une ouverture maritime importante pour les pays arabes. C’est une chance pour la Jordanie car sans, elle serait tributaire de l’état hébreux pour s’ouvrir sur le monde. Rappelons si besoin est que la Jordanie est un état proche de l’occident avec d’excellentes collaborations avec les occidentaux et plus particulièrement avec la Grande-Bretagne. Elle abrite plus de 2 millions de réfugiés Syriens et elle collabore avec l’occident avec une certaine neutralité dans ce monde où les guerres alimentent les caisses des fabricants d’armes de guerre.

Ici se déroule les trafics d’influences qui entretiennent les guerres pour les profits des puissants. Dans cette région du monde où l’argent n’a pas d’odeur, les trafics de tout genres sont tolérés les Roubles, US $, argent Suisse et Euro circulent sans aucun contrôle.

Pour les touristes, la Jordanie est une région où il fait bon voyager, où l’offre est généreuse, où la sécurité est présente mais pas pesante. La Jordanie joue un peu le rôle que jouait jadis le Liban. C’est une terre quasi neutre où cohabite discrètement les puissants, les terroristes, les touristes et le monde hypocrite de la diplomatie et de l’argent. C’est également par se pays qu’un puissant cimentier européen avec son siège en Suisse cachait son trafic avec les djihadistes, qu’un candidat à l’EU échangeait l’argent de son pétrole volé en Syrie par les terroristes d’EI et revendu à bas prix par le fils d’un dictateur voisin pour alimenter une partie des pays européen alors que ce trafic bénéfique pour beaucoup a pu se dérouler pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’un changement de gouvernement aux USA y mette fin. J’ai personnellement, il y a quelques années, assisté à ce trafic depuis l’Irak qui s’effectuait avec des convois routiers formés de centaines de camions de 80 à 90 tonnes qui circulaient d’Irak aux raffineries ou aux départs de pipe-lines.

Triste réalité qui aujourd’hui ne fait même pas une colonne dans la presse occidentale.

Revenons aux offres touristiques de la Jordanie.

Amman est une ville cosmopolite ouverte sur le monde. On peut parfaitement voyager en individuel à travers le pays. Les principales visites sont archéologiques dans la région Nord et Nord-Est d’Amman, les châteaux du désert. Puis il y a Pétra, un des sites les plus prestigieux du monde. Petra est située au milieu du désert de Jordanie. Ce prestigieux site est d’une beauté à couper le souffle. Il est sous protection de l’UNESCO et figure au patrimoine mondial.

Découvert en 1813 par l’explorateur Suisse Johann Ludwig Burckhardt, il fut oublié des hommes pendant des siècles et attire aujourd’hui des centaines de milliers de visiteurs. Taillé dans les roches par les Nabatéens, il est vieux de plus de 2’000 ans. Il était alimenté en eau par des caneaux, depuis les lointaines montagnes du Nord.

Je ne vais pas décrire ce site sur ce journal car les encyclopédies et guides touristiques le font admirablement mieux que moi mais il vaut la peine de le lire car c’est aussi bouleversant que les temples d’Egypte, que le Machu-Picchu ou les temples Incas du Mexique.

Il faut aussi s’arrêter, pour l’admirer et même s’y baigner, au bord de la mer Morte qui ne cesse de s’évaporer et qui, inéluctablement, va disparaitre si rien n’est entrepris pour la sauver. On assiste à une guerre de l’eau et les barrages localisés dans les pays situés en amont, pour l’irrigation des cultures, vont finir par l’assécher.

Des projets titanesques sont à l’étude pour créer un canal ou des conduites géantes de la Méditerranée, à travers les déserts, pour alimenter ce point le plus bas du continent. Difficile de situer l’altitude exacte de cette mer qui en 100 ans c’est abaissée de plus de 100 mètres. Actuellement elle devrait se situer en dessous de -326 mètres (à contrôler).

Je ne vais pas passer sous silence cette attraction touristique qu’est le désert de Wadi-Rum qui surgit d’une vallée hors du temps renommée pour sa beauté, creusée dans les sables et les dunes désertiques, offrant des paysages fantastiques. Cette région fut habitée par des tribus préhistoriques qui ont laissé des dessins et des écrits dans une langue appelée Talmudique. On retrouve dans ce désert des tribus bédouines qui vivent en camps et qui accueillent les touristes qui se déplacent en 4×4.

Voilà en gros les découvertes que l’on peut faire en Jordanie.

Avant de retrouver notre bateau, nous visitons la ville d’Aqaba connue de par le monde pour ses plages et ses coraux protégés. La ville est agréable mais sans grands intérêts et les touristes doivent y être prudents car les prix sont exagérés. De nouveaux hôtels de chaînes occidentales y sont construits et les prix pratiqués sont aussi élevés que dans nos capitales. Les différences entre les prix à Amman et à Aqaba sont 3 à 5 fois plus élevés donc indécents et les taxes locales encaissées en plus augmente les prix indiqués de 20 à 25 %.

Nous retrouvons notre paquebot pour la nuit où nous penons la mer pour une navigation de 7 jours et 7 nuits à destination de Port victoria dans l’océan Indien, aux Seychelles. Une longue aventure sur l’eau, que de l’eau, encore de l’eau et de temps à autres avec des dauphins.

7 JOURS EN MER

Nous voilà parti pour 7 jours en mer. Il fait très chaud. On nous annonce 51,7° aux piscines et 34,5° à l’ombre. L’eau est refroidie à 27°.

Le 1er jour nous nous reposons et nous mettons notre journal à jour. Avec notre formule all-inclusive, nous profitons de nous rafraîchir sans modération.

Notre vie à bord se déroule super bien entre repas, rafraîchissements, piscine, lecture, théâtre, jeux, mini-golf, gymnastique, footing matinal car 3 tours sur la balade du 7ème étage du bateau font plus de 2 kilomètres.

La mer est à perte de vue sur 360°, de temps à autres des dauphins nous accompagnent. Nous naviguons à une vitesse moyenne de 16 nœuds.

N’allez pas croire que l’on peut s’ennuyer sur de tels navires. Nous avons de l’espace sauf peut-être autour de la piscine.

La nourriture est variée, bonne et dans les bars, les vins et boissons sont pour satisfaire les plus exigeants. Seuls les vins servis aux repas sont soit décevants soit médiocre.

Le personnel est magnifiquement courtois, sympathique et même attentionné voir aux petits soins. Dans nos cabines, nous sommes dorlotés et le service est très bon. Les cabines sont plus spacieuses et plus rationnelles que sur les derniers bateaux comme le Seeside sur lequel nous avons effectué la croisière inaugurale entre l’Europe et les USA en décembre dernier.

Oui les installations sont plus vieilles sur le Musica, les offres un peu plus réduites mais le service est nettement meilleur et le personnel mieux formé. Ce bateau ne compte que 3’250 places au maximum contre plus de 7’000 sur le Seeside mais si la rentabilité est le facteur principal sur le Seeside, le confort des passagers n’y est pas une priorité alors que sur le Musica, cet hôtel flottant, c’est le confort avant tout.

Il n’y a pas photo, aucune comparaison. Le Seeside est fait pour séduire les Américains. Du reste on n’y parle pas le français, même au bureau où pour échanger il faut prendre un rendez-vous avec la seule personne francophone.

De nos rencontres, nous constatons que pour moi comme pour beaucoup de croisiéristes, les bateaux qui ne sont plus de 1ère jeunesse séduisent le vieux continent. C’est sans appel.

Reprenons notre rêverie et permettez-moi de vous quitter pour vous retrouver dans 2 ou 3 jours car nous avons encore beaucoup à faire.

SUITE (en mer)

Nous vous retrouvons alors que nous traversons le triangle de tous les dangers. Cet endroit au large de l’Afrique où des pirates narguent les forces internationales qui accompagnent les convois. Des consignes de sécurité nous sont données et un système d’alarme sur 3 échelons est mis en place par l’équipage. La couleur bleue nous signale un danger possible détecté au radar, la couleur orange nous impose un retour à l’intérieur du navire et un signal rouge nous annonce une sécurité maximum avec des consignes particulières. Tout est parfaitement organisé dans le calme, la pondération mais avec une efficacité et une sécurité assurée par quelques 100 spécialistes à bord qui collaborent avec les forces militaires internationales qui sont en permanence dans cette région très sensible.

BIENTÔT LES SECHELLES, Port Victoria

Nous sommes heureux de voir bientôt, dans deux jours, se poindre à l’horizon l’île des Seychelles. Voilà que pendant 5 jours et 5 nuits nous avons navigué dans La mer Morte calme puis dans un océan Indien relativement calme, juste bercé sur notre bateau de 316 mètres de long. Demain nous passeront en fête l’équateur. Sur le pont piscines la température est constante, entre 50 et 54° au soleil, 30 et 37° à l’ombre et la nuit entre 29 et 32° alors que les cabines sont climatisées à souhait et le bateau entre 19 et 23°.

En fait on prend un train-train quotidien, déjeuner, visite des boutiques, jeux, diner, informatique et journal de bord, écriture de mon prochain livre en préparation, puis bar avec nos amis de croisière, piscine et sport, apéritif, souper, théâtre, disco ou danse, digestif et le matin déjà là, dodo. Parfois c’est le même programme dans le désordre mais avec le quiz, un jeu par équipe de dix, ou passage au bar à bières avec musique classique, concours de ping-pong ou de foot de table mais toujours les repas et le digestif final avant de retrouver morphée.

Aujourd’hui nous avons contacté par mail notre agent de voyage qui s’est loupé dans notre transfert à Durban en nous prévoyant une attente de 11 heures à l’aéroport alors qu’il existe des possibilités de visiter cette région. Les agences ne sont pas toujours bien attentives à ce qu’elles vendent et pourtant c’est important. Je ne m’imagine pas poser mon cul plus de 10 heures sur un siège d’aéroport, en transit, alors que je peux faire une visite de la ville en 4 ou 5 heures, d’autant plus que notre transfert de 30 minutes à l’aéroport revient au 2/3 du prix d’une prise en charge au bateau pour un tour de ville et une dépose à l’aéroport !

Agent de voyage est un métier qui impose aux vendeurs de se mettre à la place du client.

Revenons à notre voyage. MSC est très performant et surtout le personnel attentif au bien-être des clients. Jusqu’à ce jour rien à redire sauf le manque de personnel francophone car sur le bateau, il y a 310 bipèdes parlant français soit déjà 200 québéquois, souvent des bons vivants.

Nous avons aujourd’hui quitté la zone dite délicate où le risque de piratage était important. Les mesures de sécurité prisent étaient maximum sans empiéter sur le confort des passagers. Un personnel spécialisé se trouvait sur les ponts prêts à toute éventualité et même une force militaire internationale était présente dans la zone, en mer et dans l’air où un avion de surveillance awacs reste en permanence en l’air, ravitaillé par les forces militaires présentent. La plupart des nombreux bateaux privés et navire marchands voyagent en cortège sécurisé ce qui n’empêche pas quelques drames.

Il faut dire que les conventions internationales sont telles que les forces de guerres doivent arraisonner les pirates et que de les couler reste condamné par les droits de l’hommes. Ces crapules arraisonnent, tuent et volent mais il faut les protéger, les capturer et les remettre aux autorités de leurs pays qui sont aussi crapules qu’eux et qui les relâchent très rapidement. Les forces présentent le savent car ce n’est pas rare qu’elles interpellent 3 ou 4 fois les mêmes individus.

Ainsi va le monde des bisounours en 2018 ! Triste et immorale attitude face aux honnêtes citoyens. En fait deux pays européens, locomotives dans l’EU, mais aussi des grandes puissances, commercent avec la Somalie d’où sont organisés la plupart de ces expéditions assassines mais vendre des armes restent pour eux une priorité même en 2018.

C’est comme la vente des armes aux pays en guerres qui finalement se retournent contre ceux qui les vendent. On l’a vu aux Malouines, en Syrie, en Irak, en Libye et même en Ukraine.

Pour moi, une fois repéré et identifié avec certitude, et ils le sont car identifiables sans aucune ambiguïté, ces bateaux de pirates assassins doivent être détruits sans pitié avec une torpille, armes, bien et hommes.

Œil pour œil, dent pour dent !

Revenons à notre paisible croisière et je vais vous laisser sur ces tristes constats en épongeant ma colère avec une bonne Vechia-Romania.

Le lendemain nous passons sur l’Equateur et aucun bateau ne passe sous cette latitude 0°0’00 sans une petite ou grande cérémonie offerte au roi Neptune.

L’Equateur est la circonférence maximale de la surface de la terre à l’axe de rotation et donc à égale distance des deux pôles. C’est la plus longue parallèle de référence en absolu soit 40’075 kilomètres et les deux pôles se trouvent à égales distances soit environ 10’000 kilomètres.

A 10h33 commence sur le pont 13 une cérémonie avec la bénédiction Neptunienne. La présence du Roi, de ses serviteurs et des candidats aux baptême attire un grand nombre de passagers dans une ambiance spéciale et festive.

Cette dernière journée avant les Seychelles est superbe et dès ce moment, nous nous changeons de saison en passant de l’automne au printemps.

A votre santé et demain, vive les Seychelles où nous devons arriver vers 07h00.

LES SECHELLES, Port Victoria

Nous voilà arrivés aux Seychelles, à port Victoria et nous sommes impatients de reposer les pieds sur de la terre ferme.

Pour y arriver, nous avons longé l’île saint Denis, la plus septentrionale des Seychelles, connues pour ses plages de sable et son environnement naturel, Nous avons ensuite longé l’île Sainte Anne puis les pilotes du port ont pris le bateau en mains pour le conduire dans les eaux peu profondes du port Victoria où il sera amarré pendant nos visites.

L’île de Mahé où nous nous trouvons est la plus importante et la plus actives de l’archipel des Seychelles.

La ville de Mahé a été fondée qu’en 1770 par les français puis elle fut longuement occupée par les britanniques. Elle fête actuellement son 240ème anniversaire.

Aux Seychelles, on vit à deux vitesses, celle des indigènes qui sont très majoritairement pauvres et celle des touristes qui sont taxés très fortement pour rendre les prix aussi élevés qu’en France.

Les taxes vont à l’Etat qui cultive un islam dure pour les locaux et caché pour les touristes. Ici la religion principale est l’argent au service de…

Les Seychelles sont un pont de l’islam intégriste qui ouvre un accès intéressant pour la propagation de cette religion dans le monde. Les grandes banques de la planète vivent sans scrupules. Elles y ont un siège car cette situation permet d’échapper au système mondialiste du contrôle des marchés mais il n’est pas ouvert et il ne sert qu’une cause.

Même les USA y perdent pied, ce n’est pas peu dire !

Revenons à notre visite. La ville est agréable et on y trouve un petit marché, un port marchand relativement important et de superbes maisons de l’époque coloniale. Au cimetière de la ville on on y trouve des noms qui prouvent les vraies racines des habitants. On y voit aussi des tombes d’ancien pirates des mers. Il y a aussi une magnifique cathédrale catholique romaine de l’immaculée conception avec un superbe hôpital qui y était encore attaché il y a peu.

Dans un des carrefours principaux de la ville il y a une réplique miniature du clocher de Big Ben à Londres.

La population locale âgée garde une influence française mais le commerce repose plutôt sur des racines britanniques. Quelques pays y ont des attaches importantes et c’est un des ponts entre l’occident et les pays intégristes.

Au-dessus de la ville se trouvent quelques massifs montagneux d’où on a une vue superbe sur la cité et à quelques kilomètres seulement, sur le bord de mer, on y trouve le parc naturel de sainte Anne qui occupe également 5 ou 6 îlots proches, protégé depuis 1973. Cette région est connue et renommée pour ses fonds marins, son corail et sa faune aquatique exceptionnelle.

Sur la pointe sud de l’ile, que l’on peut rejoindre en passant par le col de la Misère on découvrira quelques petites entreprises familiales qui alimentent les boutiques touristiques avec de l’artisanat local. Attention car les importations étrangères s’y mélangent et il est difficile de les identifier, surtout dans les tissus, les paréos ou les T-shirts. Pour les travaux en bois ou en fibres en coco, il faut également être vigilants.

Sur le haut de la ville, par le col San Souci, une route étroite et pittoresque nous conduit à une ancienne mission qui scolarisait les enfants des esclaves affranchis. On y trouve aussi un agréable jardin botanique avec des tortues géantes et des plantes endémiques.

La partie centrale de l’île est sauvage et belle. La végétation y est luxuriante et elle s’agrippe à de gros pics granitiques. On y trouve des petits villages enchanteurs venus d’un autre temps et les plages qui font la réputation des Seychelles. Dans la région de Berjava, certains affirment que l’on y trouve les plus belles plages mais c’est probablement qu’ils n’ont pas bien visité l’île qui en regorge.

Voilà mon compte rendu de notre trop court séjour dans cet archipel magnifique.

Nous quittons cet endroit enchanteur à la tombée de la nuit pour prendre la route maritime qui doit nous conduire à travers l’océan Indien à Port-Louis, île Maurice, distante de 948 miles marins, soit 62 heures en mer.

ILE MAURICE

Nous arrivons à 7 heures et beaucoup de voyageurs partent en excursions. Nous avons décidé de visiter Saint-Louis seul, hors de ces hordes de bipèdes formaté MSC. Port Louis a été fondé par le gouverneur français Labourdonnais de Mahé.

La ville regorge de belles maisons coloniales. Il y a aussi deux cathédrales dont une est en révision, un temple hindou, une mosquée et un casino sans oublier de superbes marchés locaux. Ce pays était sous la dominance française qui pratiquait l’esclavage. L’arrivée des britanniques a aboli l’assujettissement. Très critiques aujourd’hui contre les pays qui assujettissaient les peuples, la France oublie son comportement précolonial et colonial dans de très nombreux pays d’Afrique, du Maghreb, d’Asie et des outremers. Les leçons de morale macronienne ne sont donc pas nouvelles mais plutôt génétiques.

L’île offre de nombreuses activités dont la plus grande partie sont en relation avec la mer. Elle compte deux parties principales, le Nord et le Sud. Les côtes sont magnifiques, les plages encore superbes et les fonds marins grandioses

La quasi-totalité des visiteurs viennent y passer leurs séjours dans les grandes usines à touristes de l’île en formules tout-compris pour bêtement bronzer idiots.

A vrai dire les principales attractions ou propositions pour garantir de belles visites c’est la nature, les points de vue dominants et les vestiges des périodes coloniales.

Si on aime les plages, la bronzette et les buffets en formules tout-compris vous avez trouvé une nouvelle destination.

Oui l’île compte un col avec quelques passage montagneux mais il faut avoir beaucoup d’imagination pour y retrouver les roches de dix couleurs différentes que les guides touristiques annoncent et surtout il faut deviner le sauvage qu’ils vendent !

Moi je retiens deux ou trois points forts de cette île :

Les deux magnifiques jardins botaniques avec des plantes androgènes et un avec une multitude d’oiseaux migrateurs et locaux,

Les immeubles bariolés de l’époque coloniales dont beaucoup sont abandonnés et mériteraient un entretien car ils sont une partie de l’histoire de cette île.

Et surtout, et prioritairement la gentillesse des habitants locaux. Oui ils sont adorables et patients avec ces envahisseurs qui s’accrochent comme des morpions en voulant imposer leurs habitudes.

Laissons la choucroute aux allemands, la malbouffe aux américain, les frittes au belges et manger donc local lorsque vous voyagez, merde alors !

Ce tourisme agressif fait d’invasion est certes rémunérateur pour des multinationales du transport aérien ou maritime mais il est surtout destructeur d’une culture locale qui se perd.

Nous avons visité beaucoup de régions du monde qui étaient paradisiaques et qui perdent leurs âmes, celle-ci en détient probablement une des palmes.

Triste car ce peuple a été victime de l’esclavage des occidentaux plus d’un siècle et aujourd’hui il est l’esclave des profits qui ne finissent même pas par enrichir les populations locales mais des multinationales qui en font les esclaves des temps modernes.

Content de mes visites mais comme beaucoup de locaux, déçus de cette mondialisation qui veut tous nous mettre dans le sac des profits du même moule.

Le deuxième jour nous décidons de faire un tour panoramique qui prend la direction du Sud pour nous rendre au lieu-dit le Grand-bassin, un sanctuaire hindou important pour cette collectivité majoritaire sur l’île puis nous nous dirigeons en suite en direction du parc naturel « Black-River-Gorges » le seul parc digne de ce nom sur cette île et encore, il ne représente que 3% de la surface du pays.

Il abrite de nombreuses plantes et animaux indigènes, des magnifiques oiseaux de tous les continents, des singes, des tortues géantes, des superbes cascades et surtout ce site sous la protection du patrimoine mondial de l’UNESCO, la terre des sept couleurs, probablement l’attraction principale de l’île. C’est une série de dunes avec sept couleurs naturelles différentes, véritable phénomène de la nature. Mêmes les spécialistes ne l’expliquent pas totalement. Ils savent que cette originalité unique au monde date de l’époque volcanique mais comment dame nature nous offre ces panels de couleurs passant du vert dégradant au jaune et du brun foncé aux teintes pastels étonnantes ?

Nous terminons cette balade après quelques heures dans cette trop petite zone préservée de l’île et nous nous rendons sur le littoral pour une promenade et une baignade sur une plage publique superbe, abritée de l’océan par une barrière de corail partiellement protégée mais victime de son succès et du manque de respect des visiteurs.

Il faut impérativement que les pays prennent conscience de leurs richesses naturelles car elles disparaissent pour les profits et il faut également exiger des visiteurs un minimum de respect pour ce qui fait notre biodiversité et nos richesses individuelles que nous devons absolument préserver autrement dans quelques générations, 2, 3 ou 4, pas plus, notre planète sera une gigantesque poubelle où nombres d’espèces végétales, animales et nos biotopes auront disparus.

Nos politiques veulent-ils vraiment une terre universelle et mondialisée et ou la nature, que des millions d’années ont façonné, ne représente qu’un modèle unique où la diversité n’existe plus ?

Oui je suis en colère, force est de constater, je crois être en droit de le crier, car dans les pays que je redécouvre après 5, 10, 20 ou même 50 ans, je fais le même constat, le monde est fou et ne se rend pas compte qu’il détruit notre raison de vivre, la nature qui nous a créé et je me dois de préciser que je ne suis de loin pas un écologiste mais je ne suis pas sot et je le constate, le dénonce pour la Xème fois dans le vide sidéral où les belles paroles, les promesses restent sans actes réels.

Je vous retrouve pour notre prochaine escale à la Réunion et excusez-moi si mon coup de gueule sonne à vos oreilles mais je ne peux pas rester les bras ballants face à ces manquements politiques et citoyens. Cela doit changer car nous nous devons de laisser une terre comme nous l’avons connue.

ILE DE LA RÉUNION

Nous voilà arrivé de bonne heure et personnellement je suis attendu par un adjoint du Maire d’une grande commune de l’île. Je ne citerai pas son nom pour le protéger.

Quelle belle région, quel accueil magnifique, que les gens sont gentils, serviables et prêt à rendre services même à des inconnus et ceci sans contreparties.

J’adore mais :

Juste un dommage, que cette région dépende et subisse autant la politique française indécente avec ses territoires outre-mer. Déjà que lors des catastrophes naturelles seuls les privilégiés touchent les aides annoncées et que des années après les familles qui font vivre l’île sont laissées pour compte sans avoir touché 1 centime d’euro, je vous cite un exemple qui fait jaser.

L’île de la Réunion vit prioritairement du tourisme sans lequel la vie n’est pas possible. Les prix pour les entreprises et commerces locaux sont bloqués et les produits d’importation n’ont plus de réduction de la TVA, aucun, alors que la Corse en bénéficie toujours ? Les carburants sont encore plus rudement taxés que sur le continent donc aussi l’électricité puisqu’elle est essentiellement fournie par le diesel quant bien même le Président donneur de leçon fait la morale aux pays qui font comme lui ?

Pour le tourisme, savez-vous ce que le gouvernement fait ?

Juste un petit exemple parmi tant d’autres :

Je vous explique :

Si vous arrivez par la mer, dans la zone frontière, vous devez acheter un billet pour les transports publics pour entrer en zone hors des contrôles police et douane (donc libre) et ce billet coute 20 euros.

Si on vous laissait sortir de cette zone de contrôle, vous achetez votre billet au bureau qui se situe à 40 mètres de ce contrôle hermétique et vous payer 2 euros pour 3 heures d’utilisation.

En fait chaque touriste, en plus des frais d’immigration va payer un titre de transport 10 fois plus cher qu’un usager local.

Pour notre bateau, le gouvernement nous a taxé et volé par l’intermédiaire des transports publics 18 euros par personne soit pour cette croisière, plus de 40’000 euros et que pour une journée.

Les populations locales dénoncent ces directives qui viennent de Paris soi-disant pour acheter des bus comme si en métropole on circulait avec des bus volés et mon ami me confirmait que les 2’400 bus promis par le nouveau Président ne sont jamais arrivés à ce jour, même pas un supplémentaire aux livraisons habituelles.

Il m’a même précisé qu’un magistrat haut placé était intervenu et avait condamné ce manque de respect des promesses gouvernementales et qu’il avait été muté sans délai dans une région rurale de la métropole.

Aujourd’hui les petits commerces de l’île souffrent et seules les multinationales du tourisme et les livraisons de la métropole peuvent profiter des avantages promis par le gouvernement.

Quel dommage car c’est les autochtones qui font de cette île un lieu paradisiaque. Ils s’investissent sans limites pour bien recevoir, du simple employé au petit patron.

Si vous me demandez si j’aime cette île, je vous réponds j’adore.

Fondée en 1663, Saint-Denis, la capitale et la plus grande ville de l’île, Sans grand intérêts outre les bâtiments de la Préfecture et de la compagnie des Indes orientales. Certes il y a une cathédrale assez banale et un jardin botanique modeste.

Saint-Paul sa voisine est coquette, encore naturelle et belle. Son marché est très intéressant et son comité d’initiative dynamique. Non je n’oublie pas saint Leu, saint Pierre, saint Josep, saint Philippe, sainte Rose, sainte Annie, saint Benoit, sainte Suzanne, sainte Marie qui toutes bordent l’océan. Je n’oublie pas plus la multitude de petites villes et villages pittoresques qui se trouve dans l’île ou sur les collines et montagnes, parfois absentes de routes car ils sont la richesse des lieux qui font le succès de cette terre à protéger intelligemment, pas par des belles paroles mais par des faits.

C’est dans le pays qu’il faut vite se rendre car en dehors des plages, il y a tellement à voir.

La région de Salazie est superbe, agricole, naturelle et il faut s’y arrêter ne serait-ce que pour visiter les plantations de vanille ou les domaines agricoles. Cette région nourricière mérite à elle seule un arrêt de plusieurs jours.

Il y a aussi le célèbre Piton de la Fournaise encore en activité. Pour s’y rendre on prend la roue des tamarins avec des paysages extraordinaires. Un point panoramique a été aménagé à 2300 mètres. Ce piton porte son nom sur décision du gouverneur de l’île du 18ème siècle, monsieur Bellecombe.

Il ne faut pas oublier une balade au Piton Maido qui culmine à 2’204 mètres. Dans la région de Malfate, on trouve encore des villages atteignables qu’à pied et en plusieurs heures ainsi que des cayons façonnés par les éruptions. Eh oui !

La partie la plus sauvage de l’île est certainement le Sud, vers le territoire de Saint-Philippe, le cap Méchant avec ses coulées de laves dans l’océan Indien et ses zones préservées et riches en végétations androgènes. Les essences, les couleurs et les senteurs vous laisseront échapper quelques larmes d’émotion.

Espérons que cette région reste intacte et préservée car à elle seule elle mérite le déplacement.

Avant de quitter cette île extraordinaire de beauté, de gentillesse et généreuse, il faut remercier le personnel portuaire qui permet à de gros paquebots d’accéder dans un port incroyablement difficile d’accès et que sans remorqueurs efficaces, magnifiquement efficace permettre l’abordage serait simplement impossible.

Quel beau voyage !

Nous reprenons la mer pour 3 jours et 3 nuits en direction de l’Afrique du Sud, en contournant l’île de Madagascar.

Que la terre reste belle, que les mers et océans restent propres.

Dans deux heures nous ne verrons plus de terre, que de l’eau à 360°, pendant des jours.

Faisons pour que notre planète reste comme on nous l’a offerte et ne compter pas sur les gouvernants ou gouvernements avec leurs promesses de COP et compagnies mais sur les simples citoyens, 100 fois plus responsables.

Il faut aussi le dire

Avant d’arriver à Durban, nous naviguons 4 nuits et 3 jours dans l’Océan Indien puis nous traverserons le canal du Mozambique après avoir longé l’île de Madagascar. Lorsque nous arrivons au Sud, les courants sont plus vifs et par conséquent l’océan plus mouvementé sans pour autant être pénible.

Cette partie finale de notre traversée à bord du Musica se déroule bien dans la convivialité.

Cependant, et cela est de plus en plus courant sur la compagnie MSC, beaucoup de produits payés avec la formule all-inclusive manquent comme les vins (à l’exception des bas de gamme offerts gratuitement à tous les voyageurs avec les repas), toutes les bières à l’exception d’une bière hollandaise médiocre, le porto, le gin, la grappa, et même des boissons courantes comme le « tonic water » etc.

On paie quelques 25 fr. par jour et par personne pour un forfait mais pour ne plus être servi la dernière semaine.

C’est un peu fort de café et MSC n’est là pas correct du tout car cela fait plus de 300 Fr. de forfait payé dans le vide (par cabine) sans que cela face froncer le moindre sourcil des managers.

Nous avons connu exactement le même problème l’an passé sur la croisière inaugurale du Seeside entre Trieste et Miami mais les managers avait mis la faute sur le peu d’expérience sur un bateau avec autant de passagers. Difficile de prendre la même excuse sur un bateau qui vogue depuis plus de 15 ans et en plus au ¾ plein seulement !

Cette remarque n’enlève rien à la serviabilité et la gentillesse du personnel qui est même très gêné de ne pouvoir nous servir et qui n’est pas autoriser à remplacer les produits manquants par un produit standard, pas plus couteux, mais considéré par MSC comme non inclus !

S’il faut faire une remarque sur cette situation, je dirais que le personnel est aussi victime que nous car il comprend mais n’ose rien dire, que les managers sont formatés pour tirer en corner et ne prendre aucune responsabilité et que plus haut, les intendants, ils s’en fichent royalement et ne relaient certainement pas la situation de peur de mettre en cause les officiers responsables de l’approvisionnement.

Triste situation qui devrait remonter à la direction car c’est à corriger par respect pour les passagers.

DURBAN (Afrique du Sud)

Arrivés à Durban, nous partons en bus privé pour faire un tour de ville et dans la région des mille collines. C’est effectivement des beaux paysages mais nous les avons déjà visités il y a quelques années, et plus en détails.

Ensuite nous partons dans un site créé pour les touristes afin de les familiariser avec la nature des lieux, la faune, flore et les coutumes Zoulous mais c’est très, très touristiquement pensé.

Certes on peut y admirer des aquariums pour les diverses variétés de serpents que l’on peut rencontrer, des plus inoffensifs aux plus dangereux, on peut y admirer diverses familles de ce que nous appelons vulgairement des crocodiles mais dans cette zone, le personnel est plutôt là pour surveiller les touristes souvent indisciplinés que pour renseigner ou répondre aux questions. On y trouve aussi la traditionnelle boutique d’art local pas toujours très local et la reconstitution d’un village Zoulou, peut-être bien la seule attraction bien réalisée dans cette zone.

Les danses Zoulou que j’appellerais Zouzouloulou ne sont de loin pas convaincantes et c’est un peu comme si on présentait le folklore valaisan avec du folklore Grecque dansé par des espagnols et présenté dans un anglais aborigène.

Pour avoir parcouru le Zoulouland il y a quelques temps, oui ce village se rapproche de l’authenticité mais en revanche les autochtones qui s’y trouvent et qui essaient avec bienveillance de mimer les actes de la vie quotidienne sont bien loin de la réalité du terrain.

Enfin j’ai bien précisé au début de ce chapitre que c’était un site touristique.

Cependant, l’emplacement de cette zone est absolument superbe par sa végétation alentours et le caractère sauvage des lieux apporte un peu de réalité dans ce site équivoque.

Que la nature est belle et que pour cela je dirais que cette visite était intéressante car il faut rester sur une bonne impression.

Nous visitons encore un temple Hindou situé à quelques 40 kilomètres de Durban, mais précisons que ces temples sont nombreux dans ce pays et qu’il n’est pas rare que les habitants pratiquent deux religions en même temps, l’hindouisme et le christianisme.

Certes ce temple ravi les touristes qui font cet arrêt obligatoire dans les circuits mais à vrai dire, il est peu de chose par rapport aux merveilleux temples que nous avons visité par le monde.

Au retour, nous nous rendons à l’aéroport où nous nous préparons afin de poursuivre notre voyage seuls à destination des Emirats Arabes Unis.

Vol sur Dubaï

Nous prenons notre vol dans le nouvel aéroport magnifique de Durban. Les démarches sont très sécurisées mais simplifiées au maximum et c’est un réel plaisir d’y effectuer ce qui est ailleurs des démarches pénibles.

Nous volons avec la compagnie Emirates, dans un 777 flambant neuf. Le vol est presque complet avec quelques 400 passagers et il dure plus de 8 heures. Le confort est comme toujours parfait mais dans un vol presque complet, le service est moins personnalisé. En revanche, ce qui est agréable, c’est l’espace laissé pour les jambes.

DUBAI

Dubaï, nous voilà !

C’est chaque fois la même impression lorsque nous arrivons dans cette région du monde que nous connaissons bien. La démesure, pas de décompte facturé de Co2, une folie mais une folie qui nous fait oublier la réalité.

Déjà l’aéroport est en lui seul une bonne raison de faire un stop dans cette ville.

Tout y est organisé à la perfection et rien ne s’improvise.

C’est pour les yeux le monde idéal, pour le citoyen responsable une folie, pour la sécurité la perfection invisible.

On s’entend bien, lorsque je dis la perfection, c’est pour le système en place car les policiers sont remplacés par la vidéo surveillance et dès votre arrivée vous êtes pris en charge sans le savoir.

Si vous voulez vous en rendre compte, passer le premier scannage de votre passeport et trompez-vous de chemin.

Sans savoir pourquoi, une gentille hôtesse vous proposera de vous aider mais en fait, la reconnaissance faciale lui aura signalé que vous n’avez rien à faire dans ce secteur et elle vous remettra avec un grand sourire commercial dans le bon chemin. Vous vous croirez qu’elle vous a trouvé sympathique et que c’est pour cela qu’elle vous a abordé.

Resté dans votre rêve et ainsi vous passerez un bon séjour aux Emirats.

Revenons aux formalités.

Simple, très simple, trop simple. Cela roule avec le sourire, la courtoisie, enfin comme lors de vacances idéales. Vous avez tout fait, passé les contrôles, traversé des zones de palmiers baignant dans des boutiques d’alcools, de produits de luxe, de zones pour se relaxer ou se restaurer et déjà vous arrivez pour récupérer vos bagages qui vous attendent. Dans votre avion on vous avait déjà donné le numéro de votre zone de récupération, nous c’était la 24 et nous avons croisé presque personne enfin oui il y avait tous les passagers mais c’est tellement vaste, que l’on ne se bouscule pas.

De là on se laisse toujours porter par les tapis roulant avec comme simple souci de choisir si on veut prendre le métro, les taxis et simplement sortir.

Comme nous sommes fatigués, avec le décalage horaire, nous choisissons le taxi et là encore, on se retrouve assis dans une Mercedes de luxe sans bien savoir comment on y est arrivés et qui a fait les démarches pour nous.

Il n’y a pas si longtemps que nous avions passé par Dubaï mais je reconnais qu’il est difficile de s’y repérer car les gratte-ciels poussent comme des champignons. A Dubaï, un quartier c’est grand comme une ville chez nous.

Les autoroutes traversent la ville dans tous les sens et ils ont au minimum 4 pistes dans chaque sens mais souvent 6 ou 8 pistes. La vitesse y est limitée à 100 kilomètres à l’heure et il fait bon y circuler car même si la circulation y est dense, les conduites sont souples et rapide.

Après 30 minutes, nous arrivons à notre hôtel qui est idéalement situé. Les prix sont corrects, pour quelques 25 kilomètres nous payons 25 US dollars. Le métro lui revient à 14 US dollars pour deux et il est super confortable, facile à accéder et dès ce jour nous l’utiliserons.

Notre hôtel, un confortable et spacieux 4 étoiles l’hôtel Atana se trouve à 5 minutes du métro, à trois minutes d’un centre commercial, dans une zone tranquille où l’on trouve aussi les plus luxueux hôtels de la ville. Depuis notre chambre située au 10ème étage on voit un nœud routier où se croise 3 autoroutes mais on n’entend pas le bruit. Notre hôtel à deux tours de 20 étages, avec deux fois 400 chambres et entre les deux tours se trouve une zone de détente et une énorme piscine.

Comme nous passons 4 nuits dans cet hôtel, j’y’ai pris un forfait liberté qui comprend la chambre, accès libres à toutes les installations, et les 3 principaux repas avec boissons mais sans alcool.

Sincèrement tout y est parfait, le service en français, le petit-déjeuner buffet magnifique et les deux repas principaux en buffet mais avec toutes les restauration, chinoises, hindoues, occidentales et bouffe jeunes.

Evidement nous sautons quelques repas lorsque nous sommes en visites. Le personnel est très serviable pour nous renseigner, nous faire des réservations, tout est génial.

A présent je ne veux pas vous dire ce qu’il faut visiter à Dubaï car les guides le font mieux que moi mais pour une première visite, 5 jours c’est un minimum.

Pour vous répondre, oui nous avons visité le quartier du Jumeirah, la Tour Khalifa, la vieille ville et son musée, le marché des épices, le marché de l’or, les Emirats Towers, le grand Hyatt, le Burj Al Arab, le Dubaï Marina, le Marine City, l’Exhibition District, le Global village, le Palais du Cheik, l’Atlantis The Palm, la Sheikh Zayed Mosquée sans oublier les deux plus grands centres commerciaux du monde y compris celui où se trouve la zone hivernale avec patinoires, pistes de skis, télésièges, jardin des neiges.

Oui nous avons brulé beaucoup de Co2, oui on s’est laissé vivre, oui on est retourné en enfance, oui on a profité de cette ville où les architectes sont occidentaux, les aménagements, les folies, les trucs qui polluent viennent principalement d’Europe, le pays qui fait tout faux au niveau pollution mais qui occupent par milliards les occidentaux qui font payer cette pollution aux ouvriers et employés.

Comme disait ma grand-mère :

« Ecoute les riches, ne fait pas comme eux car eux ils encaissent et nous on paie »

Voilà je vous ai compté notre dernier voyage riche en découvertes, en coup de cœur et comme d’habitude en coup de gueule.

Sachez encore que l’on a effectué notre vol de retour avec Emirates, que j’avais 4 sièges pour moi et Véronique 3 et que nous avons été soignés comme des « Maudet » en balade mais à nos frais. Dans notre avion de 442 places, nous étions 86 donc que demander de mieux.

Arrivé à Genève, nous avons reposé les pieds sur terre et en parfait écologiste, nous avons fait le voyage du retour en train.

Depuis, nous avons repris notre train-train quotidien en nous préparant déjà pour notre prochain voyage individuel au Açores en mars 2019.

A bientôt.

Publié dans Actuel et en préparation, DJVOYAGES (une aide gratuite à l'organisation des voyages), Voyages & Aventures

Dès le 6 août de 3 semaines SUISSE/AUTRICHE

Petite escapade en Suisse Centrale et Nord-Est puis au Voralberg puis à Klosters et Davos, puis à Locarno et retour par les cols avec un final par la vallée de Conches pour profiter de cette région accueillante et superbe et surtout pour prendre des notes afin de tenir à jour les données de notre livre « La Suisse insolite » afin d’en tenir compte dans la prochaine édition.

Nous nous sommes déplacés dans le canton de St. Gall en passant pas la vallée de Conches, le Grimsel, puis le Klausen pour ensuite visiter quelques adresses retenues comme intéressantes. Nous nous sommes arrêtés finalement à Flumsenberg d’où nous avons rayonné quelques jours.

Cette région mérite qu’on s’y attarde un peu car elle offre de belles ballades, des possibilités avec un réseau de remontées mécaniques modernes et pour nous elle était bien centrée pour proposer des nouvelles découvertes por la prochaine édition de notre livre. Nous avons donc visité toute cette partie Nord/Est de la Suisse, riche en traditions et attachée aux coutumes qui font sa richesse.

On peut  y découvrir des endroits où le tourisme de masse n’a pas encore fait de dégâts.

Nous nous sommes ensuite déplacés dans la principauté du Liechtenstein puis avons emprunté le superbe et sinueux col de La Fürka situé en Autriche et qui rejoint, en bonne saison, le village de Damülz dans le Vorarlberg. Attention de ne pas confondre ce col avec le col du même nom en Suisse.

Le Vorarlberg comme le Tyrol nous étonneront toujours par le sens de l’hospitalité et de l’accueil.

Cette région offre des quantités de possibilité aussi bien pour les marches ou randonnées en  l’été que pour le ski en hiver.  Que vous logiez à Dalmülz, à Faschina, à Fontanella, à Sonntag, à Blons, à Raggal, à St. Gerold voir àThüringerberg, toutes les infrastructures touristiques de ces villages  vous sont offertes avec votre taxe de séjour si vous logez en hôtel, pensions, etc.,  en saison d’été, y compris les remontées mécaniques.

C’est génial et pour des conditions sans beaucoup de concurrence. Attention de réserver votre hôtel car en belle saison, les chambres disponibles sont rares.

Nous quittons l’Autriche pour nous rendre aux  proches Grisons où nous avons encore à découvrir et nous avons choisi de nous poser quelques jours à Klosters afin de découvrir une offre intéressante qui se situe le long de la rivière, en contrebas de la localité. Célèbre depuis le 15ème siècle pour ses bains thermaux découvert par des moines, nous avons voulu nous rendre à l’hôtel récemment rénové des bains thermaux de Serneus.

C’est un établissement discret, modeste qui offre un bon confort 3 étoiles dans un cadre grandiose. Avec votre carte de séjour, vous rayonner avec les transports publics (5 minutes à pied de l’hôtel),  avec le train entre Klosters et Davos et dans la vallée toutes les installations de remontées mécaniques de la région. C’est une offre  grandiose qui vous offre sans bourse délier tout les sommets de la région en illimité pendant votre séjour.

Certes certains hôtels qui offrent un grand confort sont coûteux mais on en trouve de toutes les catégories et notre hôtel « Bad-Serneus » nous offrait une demi-pension convenable  pour, par personne,  2 nuit à 159 fr. ou 279 fr. pour 4 nuits avec les prestations précitées et en bonus l’entrée libre aux bains thermaux.

Cette prestation est sans aucun doute une découverte qui vaut le déplacement.

Nous parlons plus en détails des possibilités de balades dans cette région, dans notre livre.

Nous poursuivons notre voyage toujours avec l’idée  de compléter la nouvelle édition de notre livre et nous déposons nos valises à Brione Sopra Minusio, un petit village typique juste au dessus de Locarno. Cette fois encore nous avons bien visé car le seul hôtel du village est admirablement bien placé, il offre un bon confort, près des transports publics. L’établissement se situe dans 3 immeubles, dans un complexe de jardins admirablement fleuris, reliés entres eux par des sentiers en escaliers. Il offre une superbe piscine, un très bon restaurant, un grotto et une terrasse fort agréable.

Là encore la carte de séjour vous offre les transports publics, un forfait taxi pour la nuit entre la gare de Locarno et l’hôtel pour 4 fr. par personne et des réductions sur les installations mécaniques de la région.

Il faudra réellement qu’en Suisse romande, nos responsables touristiques se sortent les pouces pour offrir en échange de la taxe de séjour des prestations dignes de ce nom. Oui il y a des exceptions qui font des efforts mais elles sont trop rares et je vais aussi mettre à jour mon livre sur ce sujet en adressant des vives félicitations à La Vallée de Joux et au val d’Anniviers. Oui notre tourisme romand doit évoluer car trop souvent les taxes de séjour n’offrent que peu voir parfois rien ?

Pour notre retour nous choisissons de prendre la route du Gothard,  puis le col du Nufenen pour nous rendre à notre dernière étape, la vallée de Conches, haut lieu connu pour la pratique du ski de fond.

Selon notre habitude, nous posons nos valises dans un petit hôtel agréable connu pour la qualité de sa cuisine et qui est bien noté dans les guides culinaires.

Voilà la vie de Nono et Gapion, qui dans le cadre de leur passion des voyages, ne réédite pas leurs livres sans s’être assuré de la qualité et du suivi des propositions qui s’offrent aux lecteurs.

A bientôt pour notre prochaine aventure (en octobre) au Moyen-Orient et dans l’océan Indien.

 

 

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